Ravine Pintade : un incendie détruit une dizaine de maisons et laisse plusieurs familles sans abri

Un incendie a lourdement endommagé le quartier de Cité Choun, à Ravine Pintade, dans la matinée du mardi 1er septembre. Une dizaine de maisons ont été détruites par les flammes, plongeant plusieurs familles dans une situation de grande précarité. Le sinistre s’est déclaré tôt dans la journée et s’est rapidement propagé dans cette zone de Port-au-Prince où une grande partie des habitations est constituée de matériaux vulnérables, notamment de bois et de tôle.
D’après les premières informations recueillies auprès des habitants, un court-circuit pourrait être à l’origine de l’incendie. Cette hypothèse devra toutefois être confirmée par les autorités compétentes. Face à la propagation rapide des flammes, les sapeurs-pompiers sont intervenus dans le secteur avec le concours de membres de la population. Leur mobilisation a permis de circonscrire le feu et d’empêcher qu’il ne gagne davantage d’habitations. Aucune perte en vie humaine n’a été signalée selon les témoignages recueillis auprès des résidents. Les dégâts matériels sont en revanche considérables.
Plusieurs ménages ont vu leurs habitations et leurs biens partir en fumée. Pour certains sinistrés, les pertes sont particulièrement lourdes puisqu’ils auraient perdu la totalité de leurs possessions dans l’incendie. Les familles touchées lancent désormais un appel aux autorités afin d’obtenir une assistance face à cette nouvelle épreuve. La situation est d’autant plus difficile pour plusieurs résidents qu’ils avaient déjà été déplacés par les violences armées qui ont frappé leur quartier.
Cité Choun avait connu plusieurs mois de désertification en raison des attaques attribuées aux groupes armés de la coalition « Viv Ansanm » dans les secteurs de l’avenue Pouplard et de Nazon. Après une période d’accalmie relative, certains habitants avaient commencé à regagner progressivement la zone. L’incendie vient ainsi fragiliser davantage des familles qui tentaient déjà de reprendre une vie normale après avoir fui les violences. Pour ces résidents, la destruction de leurs logements constitue donc une nouvelle perte après les déplacements provoqués par l’insécurité.
La vulnérabilité des habitations de Cité Choun s’explique également par leur histoire. La majorité des constructions présentes dans le secteur sont des abris temporaires, communément appelés « shelters », installés dans le cadre de projets humanitaires après le séisme dévastateur du 12 janvier 2010. Selon des résidents interrogés, aucun véritable programme de reconstruction durable n’aurait depuis permis de remplacer ces structures précaires par des logements permanents. Cette situation expose particulièrement les habitants aux conséquences d’incidents tels que les incendies, alors que les conditions de logement demeurent fragiles.
Après le sinistre, les familles affectées se retrouvent confrontées à une nouvelle situation d’urgence. Elles sollicitent l’intervention des autorités et l’aide nécessaire pour faire face aux pertes enregistrées. Le drame de Cité Choun met une nouvelle fois en évidence la fragilité des conditions de vie dans certains quartiers de la capitale, où des familles déjà touchées par les violences et les déplacements doivent désormais faire face à la destruction de leurs logements.
Rédaction Kominotek NEWS

