Extensions capillaires : une étude internationale alerte sur des substances potentiellement cancérigènes

Une récente recherche scientifique internationale met en lumière des risques sanitaires préoccupants liés à l’utilisation des extensions capillaires et des perruques. Selon une publication du Journal of the American Chemical Society, plusieurs produits largement utilisés contiendraient des substances chimiques associées à des troubles hormonaux et à certains cancers, notamment celui du sein.
L’étude, basée sur l’analyse de 43 échantillons de mèches et de perruques, révèle la présence d’environ 170 composés chimiques. Parmi eux, près d’une cinquantaine sont considérés comme dangereux selon les classifications internationales, et plusieurs présentent des propriétés cancérigènes. Ces substances incluent notamment des phtalates et du phénol, connus pour leurs effets sur le système endocrinien.
Les chercheurs soulignent que le principal facteur de risque réside dans le contact prolongé de ces produits avec le cuir chevelu. Portées parfois pendant plusieurs semaines, ces extensions faciliteraient l’absorption progressive de certaines substances dans l’organisme. Par ailleurs, certains échantillons contenaient des composés plastiques ignifuges, réputés pour leur toxicité.
La scientifique Elissia Franklin, principale auteure de l’étude, dénonce l’absence de réglementation stricte encadrant la fabrication de ces produits. Elle met en cause le manque de transparence des fabricants quant à la composition chimique des extensions, dans un marché en pleine expansion à l’échelle mondiale.
Face à ces constats, les spécialistes appellent à un renforcement des normes de sécurité et à une meilleure information des consommatrices. Ils estiment qu’une sensibilisation accrue est nécessaire afin de permettre au public de faire des choix éclairés et de limiter les risques à long terme.

