Chili : un ressortissant haïtien placé en détention préventive après des accusations de viol sur une adolescente

Les autorités chiliennes ont placé en détention préventive un ressortissant haïtien de 40 ans, identifié par les initiales E.Ch., dans le cadre d’une enquête portant sur le viol présumé d’une adolescente de 13 ans. L’arrestation a été effectuée par les enquêteurs de la Section d’investigation policière (SIP) de la Deuxième Commissariat des Carabineros de San Felipe, à l’issue de plusieurs opérations de recherche.
D’après les éléments recueillis par les enquêteurs, les faits se seraient déroulés dans une résidence située dans une zone semi-rurale de la commune de San Felipe. Le suspect avait été chargé de surveiller trois enfants pendant que leur mère, également de nationalité haïtienne, était absente pour des raisons professionnelles.
Les autorités estiment que l’homme aurait profité de cette responsabilité pour commettre l’agression présumée. Les cris de la victime auraient alerté ses frères, qui se sont immédiatement tournés vers un voisin afin de demander de l’aide. Ce dernier a rapidement contacté les Carabineros.
À leur arrivée sur les lieux, les policiers ont découvert la jeune fille dans un état de profond choc. Elle a été transportée vers un établissement hospitalier où des examens médicaux ont confirmé, selon les autorités, les indices d’une agression sexuelle. La victime a ensuite bénéficié d’une prise en charge médicale et psychologique.
Après les faits, le suspect aurait quitté les lieux. Les enquêteurs se sont alors rendus à son domicile situé dans la commune de Putaendo, où il a finalement été localisé, arrêté et placé en garde à vue.
Présenté devant le Tribunal de Garantie de San Felipe, E.Ch. a été formellement inculpé pour viol sur mineure par le procureur Julio César Palacios. Après examen des premiers éléments de preuve, la juge Carla Rigotti Alcayaga a estimé que le maintien en liberté du suspect représentait un risque pour la victime ainsi que pour la société.
La magistrate a ordonné son placement en détention préventive à la prison de Los Andes et a fixé à 120 jours la durée de l’enquête afin de permettre au ministère public de poursuivre les investigations et de réunir l’ensemble des preuves nécessaires.
Rédaction Kominotek NEWS

