
De nouveaux éléments émergent dans le procès lié à l’assassinat de Jovenel Moïse, actuellement en cours aux États-Unis, mettant en lumière le rôle central du financement dans la préparation de l’opération.
À la barre, Rodolphe Jaar, connu sous le surnom de « Dodof », a reconnu avoir mobilisé plus de 150 000 dollars américains pour soutenir ce qu’il décrit comme une opération planifiée en amont. Dans son témoignage, il a détaillé l’utilisation de ces fonds, évoquant notamment des paiements destinés à influencer certains acteurs clés.
Selon ses déclarations, une somme de 80 000 dollars aurait été utilisée pour corrompre des agents de l’Unité de sécurité générale du Palais national (USGPN). Par ailleurs, 30 000 dollars auraient été alloués à une unité désignée comme le CAT Team, tandis que 10 000 dollars auraient été remis à Joseph Félix Badio. Le reste des fonds aurait servi à couvrir divers besoins logistiques, incluant l’acquisition d’équipements.
Ces révélations viennent s’ajouter aux témoignages déjà livrés par John Joël Joseph, contribuant à dresser le portrait d’une opération structurée, impliquant plusieurs niveaux d’intervention.
Toutefois, Rodolphe Jaar a tenu à préciser qu’il n’aurait pas pris part directement à l’attaque menée dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, au cours de laquelle le chef de l’État a été tué à son domicile. Il se présente plutôt comme un soutien logistique et financier, une distinction qui pourrait peser dans l’appréciation de son rôle par la justice.
Au fil des audiences, ces éléments financiers apparaissent comme une pièce essentielle pour comprendre l’architecture du complot. Ils permettent d’éclairer les mécanismes de coordination et les liens entre les différents acteurs impliqués.
Alors que le procès se poursuit, ces nouvelles données pourraient s’avérer déterminantes pour établir les responsabilités et approfondir la compréhension de cet assassinat, dont les répercussions continuent de marquer durablement la vie politique et sociale en Haïti.
Rédaction Kominotek NEWS

