
L’agente Geraldine Lucea a annoncé son départ de la Police nationale d’Haïti (PNH), mettant fin à un parcours entamé le 19 septembre 2018. Après près de huit années passées au sein de l’institution, elle dit quitter la police avec un sentiment de fierté, tout en formulant plusieurs observations sur les conditions dans lesquelles évoluent les agents.
Dans son message d’adieu, la policière revient sur les années consacrées au service public. Elle affirme avoir exercé ses fonctions avec honneur, rigueur et engagement, mettant en avant l’importance de cette expérience dans son parcours.
Geraldine Lucea accorde également une place importante à la participation des femmes dans les forces de sécurité. Elle estime que son expérience au sein de la PNH contribue à illustrer la capacité des femmes à exercer des responsabilités et à accomplir des missions exigeantes dans le domaine de la sécurité.
Son parcours constitue ainsi, selon elle, un témoignage de l’engagement des femmes dans un secteur longtemps marqué par une forte présence masculine.
Au-delà de la fierté liée à son parcours, son message de départ comporte également une note de déception. Geraldine Lucea déplore que les efforts, les compétences et les sacrifices consentis par certains policiers sur le terrain ne soient pas toujours suffisamment reconnus par l’institution et les autorités.
Elle souligne notamment les difficultés auxquelles sont confrontés les agents dans l’exercice quotidien de leurs fonctions, dans un contexte marqué par l’insécurité et des moyens jugés insuffisants.
La policière plaide ainsi pour un accompagnement plus important des forces de l’ordre. Elle appelle à renforcer le soutien moral, matériel et institutionnel accordé aux policiers afin de leur permettre de mieux accomplir leurs missions.
Pour elle, l’avenir de la PNH passe notamment par une institution plus solide, mieux équipée et davantage soutenue.
En quittant la PNH, Geraldine Lucea s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de sa vie professionnelle et personnelle. Malgré cette décision, elle affirme conserver un attachement particulier à l’institution qu’elle a servie pendant près de huit ans.
Son départ intervient ainsi avec un double message : la fierté d’avoir contribué au service de la nation et l’espoir de voir émerger une Police nationale d’Haïti plus forte, mieux équipée et mieux accompagnée.
Rédaction Kominotek NEWS

