
À quelques heures du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, l’effervescence gagne progressivement les rues haïtiennes. Dans plusieurs régions du pays, les vuvuzelas résonnent déjà, témoignant de l’enthousiasme populaire suscité par la participation des Grenadiers à la plus prestigieuse compétition du football mondial.
De Port-au-Prince aux villes de province, l’atmosphère se transforme peu à peu en une véritable fête sportive. Les célèbres trompettes en plastique, rendues mondialement célèbres lors du Mondial 2010 en Afrique du Sud, sont devenues l’accessoire incontournable de nombreux supporters. Motocyclistes, jeunes écoliers et passionnés de football les utilisent pour afficher leur soutien à la sélection nationale et partager leur excitation à l’approche des premiers matchs.
Le bourdonnement caractéristique des vuvuzelas s’entend dans plusieurs quartiers du pays, créant une ambiance particulière qui rappelle les grands rendez-vous internationaux du football. Déclinées en plusieurs couleurs, elles symbolisent aujourd’hui la joie et l’espoir d’un peuple qui s’apprête à vivre un moment historique.
Cette ferveur intervient pourtant dans un contexte difficile. Malgré l’insécurité persistante, les violences armées et les nombreuses préoccupations économiques auxquelles fait face la population, la Coupe du monde apparaît comme une parenthèse d’espoir et de rassemblement. Pour de nombreux Haïtiens, le parcours des Grenadiers représente bien plus qu’une compétition sportive : il incarne une source de fierté nationale et un motif d’unité.
La qualification d’Haïti pour le Mondial 2026 a ravivé une passion profondément ancrée dans l’histoire sportive du pays. Les supporters espèrent voir leur équipe briller sur la scène internationale et offrir des moments de joie à une population en quête de bonnes nouvelles.
Si les vuvuzelas continuent de faire vibrer les rues haïtiennes, elles seront toutefois absentes des enceintes officielles de la compétition. Critiquées lors du Mondial sud-africain pour les nuisances sonores qu’elles provoquaient, ces trompettes ont été interdites dans les stades pour cette édition organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique.
En attendant le premier coup de sifflet, une chose est certaine : en Haïti, la Coupe du monde a déjà commencé.
Rédaction Kominotek NEWS

