
À un peu plus de trois mois du premier tour des prochaines élections, le Conseil électoral provisoire (CEP) procède à un changement à la tête de son bureau exécutif. Jacques Desrosiers, qui représentait les associations de journalistes et dirigeait jusqu’ici l’institution, quitte la présidence. Il est remplacé par Peterson Pierre-Louis, jusque-là secrétaire général du CEP.
Cette recomposition intervient alors que l’institution électorale poursuit les différentes opérations prévues dans le calendrier établi pour les prochains scrutins.
Avec cette réorganisation, Peterson Pierre-Louis devient président du CEP. Le poste de vice-président revient désormais à Jaccéus Joseph, représentant du secteur paysan. Nemrod Sanon, issu du secteur syndical, prend pour sa part la fonction de secrétaire général, tandis que Schnaïda Adély, représentante du secteur vaudou, est nommée trésorière. Ce changement de responsabilités intervient alors que le CEP travaille notamment sur l’inscription des électeurs et la réception des candidatures.
Selon le calendrier présenté, le premier tour des élections doit se tenir le 13 décembre 2026. Le deuxième tour est, lui, programmé pour le 21 février 2027, tandis que la publication des résultats définitifs est prévue le 7 mars 2027. La nouvelle équipe dirigeante devra donc poursuivre les préparatifs dans le respect de ces différentes échéances.
La transition à la tête du CEP intervient dans un contexte où l’organisation des élections reste confrontée à des difficultés sécuritaires, logistiques et institutionnelles. Haïti n’a pas organisé d’élections générales depuis près d’une décennie. Le processus en cours représente ainsi une étape importante pour le renouvellement des institutions et le retour à un fonctionnement électoral régulier.
L’arrivée de Peterson Pierre-Louis à la présidence place la continuité des opérations au centre des attentes. Le nouveau bureau exécutif devra notamment maintenir le rythme des préparatifs déjà engagés et veiller au respect des différentes étapes du calendrier. Les partis politiques, les candidats et les autres acteurs concernés suivront également la capacité du CEP à poursuivre le processus sans perturbation liée à cette recomposition. À mesure que la date du 13 décembre approche, l’un des principaux enjeux sera donc de déterminer si ce changement à la direction de l’institution aura ou non une incidence sur la préparation des élections.
Rédaction Kominotek NEWS

