
Le bilan de l’attaque armée survenue dans la nuit du 23 au 24 août 2026 à Kenscoff s’est considérablement alourdi. Alors que les premières informations faisaient état d’au moins 22 morts, le magistrat de Kenscoff a confirmé ce mardi un bilan de 40 personnes tuées, principalement dans les secteurs de Nan Madeleine et de Caille Boucan.
Cette nouvelle estimation renforce l’ampleur de l’offensive menée par des groupes armés dans plusieurs zones de la commune et ravive les interrogations sur la réponse des autorités face à la dégradation de la situation sécuritaire.
Les violences avaient éclaté durant la nuit dans plusieurs localités de Kenscoff. Des groupes armés avaient progressé dans différents secteurs, provoquant des affrontements et contraignant de nombreuses familles à abandonner leurs maisons.
Nan Madeleine et Caille Boucan figurent parmi les zones les plus durement touchées. Des habitants ont été tués et plusieurs infrastructures auraient été incendiées au cours de l’attaque.
Le nouveau bilan communiqué par le magistrat porte donc à 40 le nombre de victimes mortelles recensées, soit près du double des premières estimations disponibles au lendemain des violences. Le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé avait réagi le 24 août à travers un communiqué condamnant les violences et exprimant sa solidarité avec les victimes et leurs proches.
Dans ce document, les autorités avaient notamment annoncé le renforcement du dispositif de sécurité et assuré que Kenscoff ne serait pas abandonnée face aux groupes armés. L’alourdissement du bilan intervient toutefois alors que la situation demeure préoccupante dans plusieurs secteurs de la commune. Cette évolution alimente les critiques de citoyens et d’acteurs locaux qui reprochent aux autorités de ne pas avoir apporté une réponse suffisamment efficace aux menaces qui pesaient sur Kenscoff.
La situation sécuritaire de Kenscoff ne date pas de cette seule offensive. La commune est confrontée depuis plusieurs mois à une progression de groupes armés dans différents secteurs. Des habitants et des représentants locaux avaient déjà exprimé leurs inquiétudes concernant la détérioration de la sécurité dans la région. Ces alertes sont aujourd’hui remises en avant à la suite de l’attaque meurtrière des 23 et 24 août.
La question de la capacité des autorités à anticiper les offensives et à protéger les populations civiles se retrouve ainsi au centre des débats. Au-delà du bilan humain, l’attaque a provoqué d’importants déplacements de population. Des familles ont dû quitter leurs domiciles pour se mettre à l’abri, parfois sans pouvoir récupérer leurs biens.
La présence persistante de groupes armés dans certains secteurs continue par ailleurs de maintenir un climat d’insécurité et d’incertitude parmi les habitants.
La confirmation de ces 40 décès place désormais les autorités face à de nouvelles attentes. Les populations réclament notamment une présence sécuritaire effective, la protection des civils et des mesures permettant d’empêcher de nouvelles attaques.
Le bilan définitif de l’offensive pourrait encore évoluer à mesure que les autorités poursuivent leurs vérifications. Les circonstances précises de chaque décès, l’identification des responsables et l’ampleur totale des dégâts devront également être établies dans le cadre des investigations.
Pour Kenscoff, cette nouvelle attaque constitue en tout cas l’un des épisodes les plus meurtriers enregistrés récemment dans la commune et accentue la pression sur les autorités haïtiennes pour apporter une réponse concrète à l’insécurité.
Rédaction Kominotek NEWS

