Une nouvelle agression aérienne repoussée à l’aéroport de Bangboka, Kisangani sous pression

Les autorités congolaises ont confirmé dimanche matin avoir neutralisé une tentative d’attaque coordonnée par des drones contre l’aéroport international de Bangboka, situé à Kisangani, dans le nord-est de la République démocratique du Congo. Cette agression, qualifiée de « complexe et bien organisée » par les forces armées, intervient à moins d’un mois de la première attaque similaire contre la même infrastructure, signalant une escalade inquiétante des tensions dans la région.
Selon les informations détaillées par le gouverneur de la province de Tshopo, les drones ont été lancés par des éléments de l’Armée du peuple pour la défense de l’équité (APDE), anciennement connue sous le nom d’African Force for the Liberation of the Congo, alias les FAC/M23, un groupe rebelle soutenu par des éléments de l’armée rwandaise. Les autorités locales ont souligné que l’opération aérienne a été menée en quatre vagues successives, entre 14h et 16h, période de forte activité aéroportuaire, ce qui a complexifié les réactions de l’armée congolaise.
Aucun bilan en termes de victimes n’a été communiqué à ce stade. Cependant, le gouverneur de Tshopo a précisé que la dernière phase de l’attaque a eu lieu alors qu’un appareil civil, appartenant à la Compagnie Africaine d’Aviation (CAA), s’apprêtait à atterrir. « Nos forces ont immédiatement activé les systèmes de défense anti-aériens et ont réussi à détruire plusieurs drones avant qu’ils ne puissent atteindre leur cible », a-t-il déclaré dans un communiqué officiel.
L’aéroport de Bangboka, considéré comme un point stratégique pour les opérations militaires et humanitaires dans la région, est régulièrement utilisé par l’armée congolaise pour le déploiement de drones offensifs et d’avions de chasse. Ces unités visent notamment les positions détenu par les rebelles du M23 et les forces rwandaises actives sur le territoire congolais. Le gouverneur a souligné que cette infrastructure, débordant de vitalité malgré les menaces, reste un pilier clé pour la livraison d’aides et le transport de troupes.
La récurrence des attaques drone soulève des préoccupations quant à la vulnérabilité des infrastructures civiles et militaires dans cette zone. Les experts soulignent que l’acquisition de technologies aériennes par des groupes rebelles, soutenus par des forces externes, redéfinit les enjeux sécuritaires en RDC. « Ces attaques illustrent l’évolution des méthodes de guérilla et la nécessité d’adapter nos systèmes de défense », a expliqué un officier supérieur de l’armée congolaise, interrogé par téléphone.
Les autorités locales ont annoncé lancer une enquête approfondie pour identifier les responsables directs de l’opération. Elles ont également appelé à une coopération renforcée avec la communauté internationale, notamment avec les Nations Unies et les partenaires africains, pour contrer ces menaces.
Alors que la RDC traverse une période de crise sécuritaire marquée par des affrontements meurtriers dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, l’épisode de Bangboka rappelle la fragilité de la situation dans les zones frontalières. Les habitants de Kisangani, ville stratégique du Grand Lac, craignent que ces attaques ne perturbent davantage les activités économiques et le flux de secours humanitaires.
En conclusion, malgré la détermination des forces congolaises à sécuriser les infrastructures vitales, les autorités doivent s’attendre à des confrontations aériennes de plus en plus sophistiquées, nécessitant l’acquisition de technologies avancées et une coordination accrue avec les partenaires régionaux. La situation à Bangboka reste sous haute surveillance, tant par les militaires que par les forces internationales présentes dans le pays.
Rédaction Kominotek NEWS

