
Les habitants des Cayes, dans le sud de la République dominicaine, vivent sous le choc après l’assassinat brutal du commerçant Romy Argant, tué par balles jeudi 19 février 2026. L’incident, survenu dans la soirée sur la rue Capitale, un axe commercial fréquenté, a soulevé des inquiétudes quant à la sécurité dans la région. Selon les premières informations, Romy Argant, 45 ans, a été abattu par des individus armés non identifiés. Les circonstances exactes du crime restent floues, mais les témoins rapportent avoir entendu plusieurs coups de feu à environ 19h30, avant de voir la victime gisant dans une mare de sang.
Les riverains, pris de panique, ont tenté de secourir la victime et de la transporter vers l’hôpital général des Cayes, situé à moins de deux kilomètres. Cependant, Romy Argant n’a pas survécu à ses blessures, causées par des projectiles qui auraient traversé son thorax et ses épaules. Aucun des agresseurs n’a été arrêté à ce stade, et leurs motivations restent inconnues. Les autorités locales n’ont pas encore confirmé s’il s’agissait d’une action ciblée ou d’un crime lié à un conflit local.
Les habitants, habitués à des tensions sporadiques dans la région, expriment une profonde inquiétude. « Nous vivons dans une terreur constante », déclare une voisine, Marie-Louise, qui a assisté à la scène. « Romy était un homme bien connu, toujours souriant et serviable. Son magasin était un lieu de rencontres pour les enfants et les adolescents. » Le commerce, spécialisé dans la vente de fournitures scolaires et d’articles de sport, était un pilier économique de la rue Capitale, fréquenté par des familles de la région.
Le procureur adjoint des Cayes, Antonio Ferreira, a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « meurtre prémédité ». « Nous disposons des enregistrements de sécurité des commerces environnants et des témoignages de plusieurs riverains », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse vendredi matin. Les forces de l’ordre ont également lancé un appel à la population pour solliciter toute information utile, en particulier sur des véhicules suspects ou des individus ayant fui les lieux après la fusillade.
Les Cayes, ville de 120 000 habitants, connait depuis plusieurs mois une montée des actes violents, notamment liés à des conflits entre groupes rivaux ou à la distribution de marchandises non déclarées. Selon des données publiques, le taux de criminalité a augmenté de 18 % en 2025, avec une concentration d’assassinats dans les quartiers centraux. Les habitants réclament des mesures concrètes pour renforcer la sécurité, notamment une présence accrue des forces de police et un suivi des armes illégales.
Samedi 20 février, une cérémonie de condoléances a eu lieu devant le magasin de Romy Argant, désormais fermé. Des centaines de personnes ont déposé des fleurs et des portraits du commerçant, tandis qu’un prêtre a prononcé une prière pour les victimes de la violence. « Romy ne méritait pas ça », a affirmé un voisin, en larmes. Les autorités locales ont promis de ne pas laisser l’affaire dans l’oubli, tout en appelant à la prudence pour éviter les rumeurs.
En attendant, la communauté des Cayes continue de se mobiliser, entre deuil et espoir, pour exiger une justice rapide et une protection renforcée contre les actes barbares.
Rédaction Kominotek NEWS

