
Dans le cadre de la 36ᵉ édition des « Mardis de la Nation », le ministre du Tourisme, John Herrick Dessources, a présenté un vaste plan d’action visant à positionner le tourisme comme un pilier essentiel de la reprise économique. Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par les défis post-pandémiques et l’urgence de revitaliser un secteur stratégique pour l’économie du pays. Le plan, détaillé lors de cet événement, se compose de 20 projets concrets, alliant actions concrètes sur le terrain et mesures innovantes, avec pour objectif de renforcer l’attractivité du tourisme national tout en améliorant l’expérience des visiteurs.
Parmi les 20 projets, 10 concernent des interventions physiques dans quatre régions clés : Nord, Sud, Grand’Anse et Ouest. Ces régions, réputées pour leur riche patrimoine culturel et leurs paysages naturels, bénéficieront de travaux de rénovation d’infrastructures touristiques, notamment des routes, des gîtes d’étape, des sites historiques et des équipements liés à l’écotourisme. Par ailleurs, des formations seront dispensées aux professionnels du secteur pour moderniser les services offerts, allant de la gestion des réservations à la promotion des circuits touristiques locaux. L’une des priorités est de favoriser l’accessibilité, en améliorant les transports terrestres et en développant des itinéraires adaptés aux familles et aux personnes à mobilité réduite.
Les 10 autres projets, qualifiés de « non physiques », s’articulent autour de stratégies numériques, de partenariats public-privé et de campagnes de communication. Parmi eux, le ministère prévoit de lancer une plateforme digitale intégrant un guide interactif des sites touristiques, accessible via une application mobile. Une campagne de marketing international sera également mise en place pour cibler les marchés émergents, notamment en Europe et en Amérique du Nord. De plus, des accords seront conclus avec des organisateurs de voyages pour créer des packs thématiques (itinéraires culturels, randonnées, découverte culinaire), ainsi que des partenariats avec des plateformes en ligne pour promouvoir les hébergements locaux.
Le ministre a insisté sur l’importance de la collaboration avec les acteurs locaux, notamment les collectivités et les associations de tourisme, pour garantir une gestion durable des ressources naturelles et culturelles. « Notre ambition est de transformer le tourisme en un moteur de développement inclusif, en valorisant les savoir-faire traditionnels et en créant des emplois pour les générations futures », a-t-il déclaré. Les projets prévoient également la création d’un fonds dédié aux initiatives de jeunes, visant à encourager l’entrepreneuriat dans les métiers du tourisme.
Le plan est accompagné d’un calendrier précis, avec des jalons fixés pour 2024 et 2025. Les premiers chantiers physiques devraient démarrer dans les mois à venir, tandis que les initiatives numériques seront progressivement déployées. Une commission d’évaluation, composée d’experts et de représentants du secteur, sera chargée de suivre la mise en œuvre et d’ajuster les stratégies selon les impacts constatés.
Cette annonce a suscité un vif intérêt auprès des professionnels, qui soulignent l’opportunité de ce plan pour relancer la confiance des investisseurs et des touristes. « C’est un signal fort sur l’engagement du gouvernement à rénover l’image du tourisme national, tout en respectant les spécificités locales », a commenté un représentant de l’industrie hôtelière. Les défis restent cependant nombreux, notamment la concurrence des destinations touristiques mondiales et les coûts liés aux infrastructures, mais les acteurs s’accordent à dire que cet élan marque un tournant crucial pour le secteur.
Rédaction Kominotek NEWS

