
Mercredi 12 août, la Police nationale d’Haïti (PNH) a pris des mesures fermes pour disperser une manifestation organisée par des acteurs politiques à Delmas 75. Ces derniers défendent une transition politique dirigée par la Cour de cassation, une position qui les oppose au gouvernement actuel. Les manifestants dénonçaient notamment la dégradation de la sécurité, la hausse du coût de la vie et la gouvernance du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
La mobilisation avait commencé à Delmas 41, avec des participants qui se dirigeaient vers l’ambassade du Canada à Delmas 75. Cependant, leur marche a été interrompue par les forces de l’ordre, qui ont utilisé des gaz lacrymogènes pour les disperser. Les manifestants avaient scandé des slogans tels que « Aba Alix Didier Fils-Aimé sou pouvwa » et « Aba ensekirite ak lavi chè », exprimant ainsi leur mécontentement envers le gouvernement.
Les organisateurs de la manifestation réclament le respect de la Constitution haïtienne, le renforcement de la sécurité et l’organisation d’élections transparentes et crédibles. Ils se basent notamment sur l’article 149 de la Constitution, qui stipule que, en cas de vacance de la présidence, la fonction présidentielle provisoire devrait être confiée au président de la Cour de cassation. Cette interprétation les amène à défendre une transition politique dirigée par la Cour de cassation, conformément aux dispositions constitutionnelles.
Cette mobilisation s’inscrit dans le contexte actuel de débats sur la gouvernance et la transition politique en Haïti. Les acteurs politiques à l’origine de la manifestation entendent maintenir la pression sur les autorités pour faire avancer leurs revendications. Ils annoncent d’ailleurs plusieurs journées de mobilisation à travers le pays pour défendre leurs positions.
La dispersion de la manifestation de mercredi n’a pas mis fin à la mobilisation. Les organisateurs ont affirmé leur intention de poursuivre les actions pour défendre la Constitution, améliorer la sécurité et résoudre la crise socioéconomique qui frappe le pays. Ils réclament également le départ du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, symbole de leur opposition au gouvernement actuel.
La situation reste tendue à Delmas 75 et dans d’autres régions du pays, où les manifestations pourraient se poursuivre dans les prochains jours. Les Haïtiens attendent avec intérêt les prochaines étapes de ce conflit politique, espérant que les autorités et les acteurs politiques parviendront à trouver un terrain d’entente pour sortir le pays de cette crise.
Rédaction Kominotek NEWS

