
Le 18 septembre 2025, Sterline Civil a été déchargée de ses fonctions de Directrice générale du Fonds National de l’Éducation (FNE). Contestant cette décision, elle a saisi la Cour des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) pour demander l’annulation de cette mesure, qu’elle estime « illégale ».
Dans une missive adressée au président de la CSCCA, Regavil Boisquéne, Sterline Civil rappelle que son mandat de trois ans, conformément à la loi fondatrice du FNE, n’a pas été entaché d’irrégularités, de manquements graves ou de fautes. Elle souligne que sa révocation, décidée en Conseil des ministres, viole l’article 21 de la loi organique de l’institution, en ignorant les formes procédurales et le principe du contradictoire.
Pour Sterline Civil, ce recours judiciaire dépasse son intérêt personnel. Elle entend poser un principe pour éviter que d’autres cadres compétents ne soient victimes d’arbitraire à l’avenir. Elle réclame sa réintégration immédiate dans ses fonctions, insistant sur la nécessité de préserver l’autonomie institutionnelle du FNE et de maintenir la confiance de la jeunesse dans le service public.
Sterline Civil met en garde contre les conséquences d’une telle décision, affirmant que « tolérer l’exception, c’est ouvrir la porte à l’effondrement moral de l’appareil public ». La République, selon elle, doit garantir le respect de la légalité et de l’exemplarité dans les institutions publiques.
La CSCCA est maintenant appelée à se prononcer sur la légalité de cette révocation, un cas qui pourrait marquer un précédent important en ce qui concerne la protection des mandats des dirigeants d’institutions autonomes en Haïti. Cette affaire suscite un grand intérêt, car elle touche à des questions fondamentales de gouvernance et de respect des institutions démocratiques.
Rédaction Kominotek NEWS

