PNH : Le sous-commissariat du Carrefour de l’Aéroport rouvre sous l’autorité du DDO1 Ader Jacques

Sous la houlette du directeur départemental de l’ouest 1 (DDO1) de la Police nationale d’Haïti, le commissaire divisionnaire Ader Jacques, le sous-commissariat du Carrefour de l’Aéroport a retrouvé son activité ce samedi. L’inauguration, menée en présence d’une délégation, marque une avancée symbolique dans la lutte contre l’insécurité qui a longtemps paralysé la région.
Cette structure administrative, abandonnée depuis environ deux ans après avoir été évacuée sous la menace de groupes armés, représente un regain d’espoir pour les habitants. Le tribunal de paix de Delmas, également touché par des actions violentes des gangs, a été déplacé à Delmas 33, où il continue ses fonctions dans des conditions précaires.
Ader Jacques, figure centrale de cette initiative, a lancé un message clair aux bandits : « La récréation est finie. » En insistant sur la nécessité de désarmer les groupes violents, il a évoqué d’autres projets, notamment la réouverture prochaine du sous-commissariat du Marché Salomon, détruit par un incendie en mars 2024. « Nous ne laisserons plus les gangs dicter leurs règles », a-t-il déclaré, soulignant que les forces de l’ordre s’emploient à rétablir l’autorité de l’État dans les zones stratégiques.
Le commissaire divisionnaire a réitéré l’engagement des forces de sécurité à reconquérir les territoires contrôlés par les gangs. Il a également appelé la population à s’associer à cette démarche, affirmant : « Nous sommes prêts à sacrifier notre vie pour apporter la paix. » Cette détermination a été saluée par les riverains, qui espèrent un retour à la tranquillité. « C’est un premier pas, mais il faut des mesures concrètes pour nous permettre de vivre en sécurité », a insisté un habitant interrogé sur place.
La réouverture du Carrefour de l’Aéroport est perçue comme un symbole de résilience. Les résidents, fatigués par les violences récurrentes, espèrent que cette action entraînera une réduction des actes criminels. « Nous voulons travailler, élever nos enfants sans craindre pour notre sécurité », a souligné une mère de famille.
Le DDO1 Ader Jacques a également mis l’accent sur la coordination avec les institutions locales et les organisations humanitaires pour renforcer la présence policière dans les quartiers sensibles. Selon lui, une collaboration étroite entre les forces de l’ordre et la communauté est essentielle pour éliminer les réseaux criminels. « La paix ne s’imposera pas par la force seule, mais par la confiance que nous renverrons aux citoyens », a-t-il ajouté.
Ce geste s’inscrit dans une stratégie plus large pour stabiliser l’ouest de Port-au-Prince, souvent ciblé par les activités des gangs. Les autorités ont réitéré leur volonté de moderniser les infrastructures de sécurité et de former les agents pour mieux répondre aux défis de la délinquance.
Alors que les tensions restent élevées, le geste de réouverture du sous-commissariat du Carrefour de l’Aéroport offre un espoir tangible. Pour le DDO1 Ader Jacques, ce n’est que le début d’une lutte sans concession. « Nous n’avons pas le choix : il faut réagir maintenant, avant que la situation ne tourne à l’irréversible », a-t-il conclu, exprimant sa détermination à sécuriser le secteur.
Les habitants, quant à eux, attendent des résultats concrets. Leur patience est limitée, mais leur désir de paix est plus fort que jamais. « Nous suivons le chef de la police, mais ne nous laissons pas tomber », a lancé un résident, incarnant l’espérance d’un avenir plus serein.
Rédaction Kominotek NEWS

