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Plus de 525 000 Haïtiens expulsés de République dominicaine depuis octobre 2025

Depuis l’octobre 2025, plus de 525 000 ressortissants haïtiens vivant en situation irrégulière ont été expulsés de la République dominicaine, a annoncé le vice-amiral Luis Rafael Lee Ballester, chef de la Direction générale des migrations (DGM). L’officier, installé à ce poste depuis octobre dernier, a affirmé que les actions ciblant les migrants sans statut légal avaient été intensifiées à travers le pays dès son arrivée. « Depuis notre prise de fonction, nous avons expulsé plus de 525 000 personnes, principalement des Haïtiens, ainsi que d’autres étrangers, a-t-il précisé au journal Listín Diario. Ces chiffres reflètent l’ampleur des opérations menées sans précédent dans l’histoire dominicaine en matière de gestion des migrations. »

Le responsable a détaillé que des centaines d’opérations avaient été organisées depuis le 1ᵉʳ octobre dans le district national et dans plusieurs provinces. Il a souligné que ces mesures, qualifiées de « sans précédent », visaient à renforcer le contrôle migratoire national, avec le soutien actif du ministère de la Défense, de la police nationale et de l’armée dominicaine. Les unités spécialisées de la DGM, soutenues par ces forces, ont déployé des équipes supplémentaires dans toutes les régions pour identifier et réexpatrier les individus en situation irrégulière.

Selon les données partagées par le vice-amiral, pour l’année en cours, entre janvier et le 14 février, 53 546 citoyens haïtiens arrêtés lors de diverses opérations ont été expulsés. Ce bilan ne comprend pas les arrestations intervenues le 15 février. Un événement particulier a également été mis en avant : une opération dans le secteur de Los Mina, à l’est de Saint-Domingue, déclenchée après des manifestations liées à la mort d’un adolescent de 14 ans, supposément tué par un ressortissant haïtien. Lors de cette intervention, 454 individus ont été interpellés et conduits au centre de traitement des migrants de Haina, dans San Cristóbal, où des procédures d’identification et de reconnaissance biométrique ont été effectuées avant leur expulsion, conformément au cadre législatif en vigueur.

Le directeur de la DGM a insisté sur l’engagement de son institution à agir dans le respect des lois nationales, tout en répondant aux pressions sociales et politiques liées à la présence croissante de migrants. Il a également rappelé que ces mesures visaient à maintenir l’ordre public et à protéger la souveraineté nationale, tout en soulignant l’importance d’une gestion migratoire structurée. Les autorités dominicaines ont appelé à la collaboration des autres pays d’Amérique latine pour renforcer les coopérations frontalières et lutter efficacement contre les flux irréguliers, tout en promouvant des politiques alternatives pour soutenir les communautés en difficulté.

Le vice-amiral Lee Ballester a enfin affirmé que la DGM continuera de mener des opérations de dépistage et d’expulsion, tout en s’engageant à améliorer les conditions d’accueil des personnes en situation irrégulière qui souhaitent régulariser leur statut. « Notre objectif est de prévenir les conflits sociaux et de garantir la sécurité de tous les citoyens, a-t-il conclu. Nous travaillons dans un cadre strictement légal et humain. »

 

Rédaction Kominotek NEWS

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