
La commune de Mirebalais, située dans le Plateau Central, a été secouée par une nouvelle vague de violences le dimanche 15 février 2026. Philogène, un ancien responsable de la CASEC (Cellule de Sécurité Communale) de Timeron, a été tué par balles dans le quartier de Blòk Kanno, à proximité d’un cours d’eau. Selon des informations recueillies par le média numérique VantBefInfos, l’homme, identifié sous le prénom de Philogène, se trouvait dans son jardin lorsqu’il a été agressé par des individus armés. Alors qu’il arrosait une plantation de pois, les inconnus l’ont pris pour cible, l’abattant sur place. Aucun secours n’aurait pu intervenir avant que la victime ne succombe à ses blessures.
L’assassinat a provoqué une onde de stupéfaction parmi les habitants locaux. Parents, amis et voisins décrivent une scène de consternation, soulignant que ce meurtre s’ajoute à une série de crimes et d’actes violents observés dans la région au cours des derniers mois. La tension a atteint un niveau inédit lorsque des proches, appelés pour identifier le corps, ont découvert qu’il avait été enlevé par les agresseurs. Depuis, la famille demeure dans l’inconnu, sans nouvelles de la dépouille.
Dans plusieurs quartiers de Mirebalais, l’insécurité s’installe. Les résidents craignent de voir des groupes armés agir librement dans la zone. Plusieurs familles auraient déjà quitté leurs maisons pour se réfugier ailleurs, redoutant des représailles. La peur est omniprésente : des habitants affirment avoir aperçu des hommes en armes circulant dans les rues, alimentant le climat d’angoisse.
Face à cette spirale de violence, la population exige une action immédiate de la part des forces de sécurité. Les habitants demandent à la Police nationale d’Haïti d’intensifier sa présence sur le terrain et de restaurer l’ordre dans cette commune de plus en plus touchée par le phénomène criminel. Les autorités locales, elles aussi, insistent sur la nécessité d’une réponse rapide et efficace pour protéger les citoyens et désamorcer la crise.
L’assassinat de Philogène est perçu comme un avertissement pour les autres acteurs communautaires, rappelant la fragilité de la sécurité dans une région déjà confrontée à des tensions sociales. Les enquêtes se poursuivent, mais les autorités n’ont pas encore publié d’informations officielles sur l’identité des auteurs présumés ni sur les motivations du crime. En attendant, les habitants de Mirebalais prient pour que la justice s’impose et que la paix revienne dans leur communauté.
Rédaction Kominotek NEWS

