
Les États-Unis ont formellement reconnu le changement pacifique de responsabilités entre le coordinateur du Conseil présidentiel de transition (CPT), Laurent Saint-Cyr, et le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé ainsi que le Conseil des ministres, désormais chargé de gérer l’intérim jusqu’à la tenue des élections générales.
Dans un communiqué publié vendredi, le gouvernement américain a exprimé son soutien aux nouvelles autorités haïtiennes, tout en soulignant le besoin impératif de résoudre les crises sécuritaires et institutionnelles qui persistent dans le pays.
« Les États-Unis saluent le transfert apaisé des pouvoirs initié par Laurent Saint-Cyr au profit du Premier ministre Fils-Aimé et de son équipe, missionnés pour préparer les élections en Haïti », indique le texte officiel.
L’administration américaine positionne la stabilisation du pays comme l’un de ses objectifs prioritaires. Elle affirme vouloir collaborer étroitement avec le gouvernement intérimaire pour renforcer la sécurité et dynamiser le processus démocratique.
« Nous sommes prêts à travailler main dans la main avec le Premier ministre et le Conseil des ministres pour avancer vers la paix et la prospérité d’Haïti », ajoute-t-elle.
Washington souligne également le rôle clé des dirigeants haïtiens dans cette période critique, en insistant sur l’importance d’une gouvernance transparente et responsable.
« Il est essentiel que les Haïtiens fassent preuve d’unité pour restaurer la confiance dans les institutions et répondre aux attentes de la population », précise le communiqué.
Référencant les propos du secrétaire d’État Marco Rubio, le message rappelle que la résolution de la crise dépend avant tout des réformes internes.
« Un avenir stable pour Haïti ne pourra être construit qu’avec une administration efficace, une amélioration de la sécurité et un soutien international solide », a souligné le diplomate.
Les États-Unis réitèrent enfin leur engagement à accompagner les autorités haïtiennes, en collaboration avec les partenaires régionaux, dans leurs efforts de stabilisation.
« Nous restons déterminés à soutenir les dirigeants haïtiens et à travailler avec les acteurs régionaux pour apaiser la situation », conclut le texte.
Cette déclaration survient dans un contexte politiquement tendu, marqué par des divisions au sein du CPT, des critiques sur la gestion actuelle et une insécurité profondément ancrée.
Le communiqué américain, tout en félicitant le transfert de pouvoir, insiste implicitement sur la nécessité de respecter les principes de transparence et d’indépendance haïtienne pendant la transition.
La prise de position de Washington met en lumière l’équilibre délicat entre soutien diplomatique et pression pour des réformes concrètes. Son message, bien qu’encourageant, rappelle clairement que le bon déroulement de la transition relève avant tout de la responsabilité des acteurs locaux.
Les États-Unis, tout en marquant leur confiance dans les structures haïtiennes, ne cachent pas leur inquiétude face à l’insécurité persistante et aux défis institutionnels. Leur discours appelle à une gouvernance renouvelée, capable de répondre aux besoins immédiats tout en assurant la pérennité du développement.
Cette position s’inscrit dans un cadre plus large de coopération internationale, où les partenaires d’Haïti, au-delà des États-Unis, jouent un rôle clé dans le soutien à la paix et à la démocratie. Les États-Unis soulignent ici leur rôle de catalyseur, tout en reconnaissant les limites de l’action étrangère face aux racines profondes des crises haïtiennes.
Rédaction Kominotek NEWS

