
BRANA, la Brasserie Nationale d’Haïti S.A., a rendu public mercredi soir l’enlèvement d’un de ses agents dans la zone urbaine de Siloe Catalpa, à Port-au-Prince, survenu le jeudi 21 janvier 2026 à environ 20 h. Le directeur de la communication de l’entreprise a confirmé que le collaborateur, dont l’identité n’a pas été révélée, se trouvait dans son véhicule de service, un Toyota Rav4 noir immatriculé IT-00618, lors de l’incident. Le véhicule a également été disparu, selon les informations communiquées par la société.
Dans une déclaration publiée ce lundi, 4 février 2026, BRANA a qualifié cet acte de « violation inadmissible » et a affirmé coordonner avec les forces de sécurité pour retrouver l’employé et démanteler le réseau impliqué. « La sécurité de notre personnel reste notre priorité absolue », a insisté le communiqué, soulignant que des mesures renforcées ont été déployées dans les locaux de l’entreprise pour éviter toute récidive. L’entreprise a en outre annoncé avoir instauré un fonds de soutien pour les proches de la victime et les employés affectés par cette situation.
Cette affaire survient alors que la capitale haïtienne connaît une recrudescence des enlèvements, souvent liés à la demande d’otages pour obtenir des rançons. Selon des données locales, plus de 50 cas auraient été rapportés depuis le début de l’année 2026, un chiffre alarmant qui met en lumière l’insécurité persistante malgré les efforts des autorités. Les habitants de Port-au-Prince, déjà habitués à circuler avec prudence, expriment de plus en plus d’inquiétude quant à la protection de leur liberté de mouvement.
BRANA, qui emploie environ 300 personnes, rappelle son ancrage dans la région depuis plus de trois décennies et son engagement dans le développement socio-économique du pays. « Nous ne céderons pas à la peur et continuerons à œuvrer pour la paix et la stabilité », a déclaré un porte-parole. La société a promis de communiquer régulièrement sur les avancées de l’enquête via ses réseaux sociaux et son site officiel, tout en évitant de divulguer des détails sensibles qui pourraient mettre en danger l’employé enlevé.
Les autorités locales, quant à elles, ont organisé une réunion d’urgence avec les représentants de la communauté internationale pour évaluer les mesures à prendre face à cette insécurité. Le ministre de l’Intérieur a réitéré son appel à la population pour signaler tout comportement suspect, tout en soulignant l’importance de la coopération citoyenne dans la lutte contre les criminelles. Les forces de l’ordre ont également annoncé la mise en place de patrouilles supplémentaires dans les quartiers à risque, notamment Siloe Catalpa, où l’enlèvement a eu lieu.
En attendant, la communauté BRANA s’unis dans le soutien à l’employé disparu. Des cérémonies de prière et de solidarité sont prévues cette semaine dans plusieurs centres religieux de la ville, tandis que les syndicats locaux préparent des initiatives pour sensibiliser à la sécurité en milieu professionnel. « Ce n’est pas une question de hasard qu’un de nos nôtres ait été touché », a déclaré un représentant syndical. « C’est un rappel cruel que personne n’est à l’abri de la violence dans ce pays. »
Rédaction Kominotek NEWS

