
Gianni Infantino, le président de la FIFA, a récemment exprimé son soutien à la levée des sanctions sportives imposées à la Russie, ouvrant ainsi la porte à une éventuelle réintégration de la Russie et de ses clubs dans le circuit international. Alors que le pays est interdit de compétitions depuis 2022, Infantino a soulevé l’idée que cette suspension pourrait un jour être levée, même pour des événements majeurs comme la Coupe du monde, en soulignant que ces mesures ont principalement suscité de la frustration et de la haine parmi les joueurs et les supporters.
Dans une interview accordée à France 24, le dirigeant a insisté sur la nécessité de permettre aux équipes russes de participer à nouveau aux compétitions internationales. « Cette exclusion n’a pas apporté de solution, elle a simplement exacerbé des tensions », a-t-il affirmé. Il a également relevé l’importance d’unir des enfants russes et d’autres joueurs européens sur les terrains, considérant cela comme un pas vers plus de dialogue. « Que les jeunes Russes aillent jouer ailleurs en Europe serait une initiative positive », a-t-il ajouté.
Infantino a également rappelé que les institutions sportives devraient éviter de sanctionner des pays pour les actes de leurs gouvernements. Selon lui, les interdictions et les boycotts ne résolvent rien et alimentent souvent des préjugés. Il a comparé la situation à celle des relations diplomatiques, où les échanges commerciaux continuent malgré les conflits politiques. « Pourquoi le football devrait-il être traité autrement ? » s’est-il interrogé, défendant l’idée d’un sport apolitique capable de rapprocher les peuples.
Du côté de Moscou, la position d’Infantino a été accueillie avec enthousiasme. Une source officielle russe, citée par l’Équipe, a commenté : « Il fallait y penser depuis bien longtemps. » En revanche, l’Ukraine a réagi avec véhémence. Matvii Bydnyi, ministre ukrainien des Sports, a critiqué les déclarations d’Infantino sur Facebook, les qualifiant de « irresponsables et immatures », selon un rapport. Pour lui, le football ne devrait pas être un terrain d’indifférence face aux agissements militaires du Kremlin.
Actuellement, l’équipe nationale russe est cantonnée à des matchs amicaux, mais ses clubs sont bannis des compétitions européennes, et les équipes tricolores sont absentes de l’Euro 2024 ainsi que des qualifications pour la Coupe du monde 2026. Trouver des adversaires reste complexe pour la Russie, en raison à la fois des contraintes de calendrier et de l’image dégradée du pays dans la communauté sportive. Malgré les efforts de la FIFA pour promouvoir une reprise, le chemin vers une réintégration reste semé d’obstacles, tant sur le plan politique que logistique.
Rédaction Kominotek NEWS

