
La Faculté des sciences humaines (FASCH), la Faculté de droit et des sciences économiques (FDSE) et l’Institut d’études et de recherches africaines d’Haïti (IERAH) de l’Université d’État d’Haïti (UEH) sont désormais installés dans les anciens locaux du magasin Bojeux, situés à la rue Ferrand de Beaudières, à Pétion-Ville. Contraints de quitter leurs sites habituels en raison de l’insécurité, ces établissements doivent poursuivre leurs activités dans un espace restreint qui complique leur fonctionnement académique et administratif.
Les trois entités disposent au total de seulement 15 salles de cours, une capacité jugée insuffisante pour répondre à leurs besoins. Selon leurs responsables, le manque d’espace et de personnel rend difficile la planification des enseignements et l’organisation des activités universitaires. Pour maintenir les cours, certaines séances se déroulent à distance ou selon un format hybride. Des professeurs sont également amenés à intervenir dans d’autres locaux. La FASCH fait face à des difficultés supplémentaires, notamment une pénurie d’enseignants et le départ de plusieurs cadres administratifs vers l’étranger. Ces contraintes fragilisent davantage son fonctionnement quotidien.
De son côté, l’IERAH bénéficie d’un bail de trois ans financé par le Fonds national de l’éducation (FNE). Toutefois, l’institution cherche un bâtiment plus approprié à ses besoins afin d’améliorer les conditions de travail et d’apprentissage. Malgré les difficultés liées à leur relocalisation, la FASCH et l’IERAH poursuivent leurs activités et organisent leurs concours d’admission. Les établissements tentent ainsi de maintenir la continuité de leur mission universitaire malgré les contraintes matérielles.
Les conséquences de la crise sécuritaire se font également sentir sur les anciens campus de la FASCH et de l’IERAH, qui ont été occupés par des groupes armés. Grâce aux interventions des forces de l’ordre, certains documents administratifs et ouvrages ont pu être récupérés. Cependant, l’ampleur des pertes matérielles n’a pas encore été évaluée.
Entre le manque d’infrastructures, les difficultés d’accès aux locaux et les contraintes pédagogiques, les étudiants doivent s’adapter à des conditions d’apprentissage précaires. Malgré ces obstacles, ils continuent de suivre leurs cours, dans l’espoir de retrouver un jour leurs campus d’origine et de reprendre leurs activités dans un environnement universitaire plus adapté.
Rédaction Kominotek NEWS

