
La situation humanitaire en Haïti continue de se détériorer, tandis que le financement du plan de réponse humanitaire 2025 reste largement insuffisant. Selon le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations unies (OCHA), seulement 8 % des 908 millions de dollars requis ont été mobilisés à mi-parcours de l’année. Cette sous-financement limite considérablement les opérations, en particulier dans les zones à haut risque comme Belladère, où les conditions sont critiques.
Face à l’aggravation de la situation sécuritaire, des milliers de personnes déplacées ont trouvé refuge auprès de familles d’accueil, tandis que d’autres se sont installées dans des camps informels. Selon le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, près de 6 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire, dont la moitié sont des enfants. Les femmes et les filles déplacées sont particulièrement vulnérables aux violences sexuelles et sexistes.
À Belladère, ville frontalière avec la République dominicaine, l’afflux de déplacés internes et de migrants expulsés a submergé les services essentiels. Depuis janvier, près de la moitié des 121 000 Haïtiens refoulés par la République dominicaine sont passés par cette localité. Une mission conjointe de l’OCHA, d’agences onusiennes et d’ONG partenaires a constaté des conditions particulièrement difficiles, notamment pour les enfants non accompagnés.
Malgré les efforts déployés, notamment la distribution de repas, l’assistance financière, les services de protection et les fournitures médicales, les ressources disponibles restent insuffisantes. Les priorités incluent l’augmentation des capacités d’accueil, la protection des enfants séparés et le soutien renforcé aux migrants et familles vulnérables.
L’ONU rappelle que le Plan de réponse humanitaire 2025 pour Haïti est l’un des moins financés au monde. À mi-parcours de l’année, seulement 8 % des 908 millions de dollars requis ont été mobilisés, soit moins de 75 millions de dollars. Ce sous-financement limite considérablement les opérations, en particulier dans les zones à haut risque comme Belladère.
Malgré ces défis, entre janvier et mars, plus de 720 000 personnes ont reçu une aide alimentaire d’urgence, tandis que des dizaines de milliers ont bénéficié d’un accès à des abris, à l’eau potable et à des services d’assainissement d’urgence. Cependant, les besoins humanitaires restent immenses, et l’ONU appelle à une mobilisation urgente pour éviter une crise encore plus grave.
Rédaction Kominotek NEWS

