
Le département du Sud est sous le choc après les révélations entourant une affaire familiale d’une extrême gravité survenue dans la commune de Zanglais. Julihomme Espérance, connu sous le surnom de « Joli », a reconnu devant les autorités judiciaires haïtiennes avoir ôté la vie à son propre fils, Onès Espérance, dans un contexte marqué par des tensions profondes et un lourd passé lié à la violence des gangs.
Selon les déclarations du suspect, les relations avec son fils se seraient progressivement dégradées en raison de l’implication présumée de ce dernier dans des activités criminelles associées à des groupes armés opérant dans la zone de Martissant, à Port-au-Prince. Malgré son départ pour le Sud dans l’espoir d’un nouveau départ, Onès aurait, d’après son père, continué à entretenir des liens avec des milieux délinquants.
Julihomme Espérance affirme également avoir déjà perdu deux autres fils dans des circonstances violentes qu’il attribue à l’insécurité imposée par les gangs dans la capitale. Ces pertes successives auraient profondément marqué l’homme, alimentant un climat de peur, de colère et de désespoir.
Face à ce qu’il percevait comme une menace persistante, il aurait prémédité son acte avant de tendre un piège mortel à son fils. Les aveux recueillis par la justice décrivent un crime particulièrement brutal, provoquant une onde de consternation dans la région et relançant les débats sur les conséquences sociales et familiales de l’expansion des groupes armés en Haïti.
Cette tragédie met en lumière l’impact dévastateur de l’insécurité chronique sur les structures familiales, où la violence finit parfois par détruire jusqu’aux liens les plus fondamentaux.
Actuellement placé sous contrôle judiciaire, Julihomme Espérance devra répondre devant les tribunaux des accusations portées contre lui. L’affaire continue de susciter une profonde émotion dans l’opinion publique, alors que la population s’interroge sur l’ampleur des ravages causés par la criminalité sur la société haïtienne.
Rédaction Kominotek NEWS

