SOCIETE

Double meurtre de deux sœurs à Anse-à-Galets : une enquête en cours après une découverte choquante

Les habitants de la commune d’Anse-à-Galets, dans le nord-ouest de la République d’Haïti, sont en état de profonde consternation après la découverte, ce jeudi 19 février, des corps de deux sœurs, Wilandia et Wisberlanchise Stimphile, âgées respectivement de neuf et six ans. Les enfants ont été retrouvés sans vie dans la localité de Picmi, plus précisément au Carrefour Del, un quartier isolé où leur mère, une résidente de la région, les avait laissés seuls la veille. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’adulte avait quitté son domicile le mercredi 18 février, convaincue de rentrer quelques heures plus tard, pour y découvrir une scène horrifiante : la maison avait été saccagée, les enfants manquaient à l’appel, et leurs corps furent retrouvés à une dizaine de kilomètres de là.

La police a immédiatement lancé une opération de recherche, impliquant des unités spécialisées et des volontaires de la communauté. Les autorités n’ont pas encore rendu publics les circonstances exactes du crime, mais les premières investigations suggèrent un acte violent et prémédité. « Les indices recueillis sur place montrent que les enfants ont été victimes d’un crime odieux, probablement commis par un tiers », a déclaré le chef de district, M. Jean-Claude Auguste, lors d’une conférence de presse jeudi après-midi. La mère des victimes, bouleversée, a confirmé avoir confié les enfants à un voisin avant de partir s’occuper d’une course, mais a insisté sur le fait qu’aucun signe d’effraction ne semblait indiquer une intrusion avant son retour.

Cette tragédie a suscité une vague d’indignation dans la région. Des centaines de personnes ont défilé dimanche dernier dans les rues de Anse-à-Galets pour exiger une justice rapide et une meilleure sécurité pour les enfants. « Comment peut-on laisser des mômes vulnérables dans un endroit où la violence pullule ? », a lancé un manifestant, identifié comme le père d’une autre famille du quartier. Les habitants, habitués aux défis sécuritaires, demandent désormais une présence accrue des forces de l’ordre et des mesures de prévention renforcées pour éviter de tels drames.

Les corps des deux petites filles ont été transportés à l’institut médico-légal de Port-au-Prince pour des examens complémentaires. Le procureur de la République a annoncé l’ouverture d’un fichier judiciaire et a mis en garde ceux qui pourraient être tentés d’omettre des éléments cruciaux à l’enquête. « Toute information, si minime soit-elle, peut être la clé pour résoudre ce cas », a-t-il insisté.

Les funérailles, prévues pour le lundi 23 février, seront marquées par une cérémonie solennelle au cimetière de la commune. Les proches des victimes rappellent que les deux sœurs, dévouées à leur école et aimées de tous, incarnaient l’espoir d’un avenir meilleur pour leur communauté. Une cagnotte a été lancée sur les réseaux sociaux pour soutenir la famille éplorée, mais aussi pour financer des projets éducatifs en mémoire des enfants.

Toutefois, la communauté exprime aussi son inquiétude quant aux limites des institutions locales dans la lutte contre l’insécurité. « Il y a des failles partout, et les enfants en paient le prix », a conclu une habitante, les larmes aux yeux. Les autorités ont promis des actions concrètes d’ici la fin du mois, mais les réactions ne manqueront pas si ces promesses restent lettre morte. Cette affaire rappelle une fois de plus l’urgence de protéger les plus vulnérables face aux violences qui hantent encore trop de régions.

 

Rédaction Kominotek NEWS

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