Deux pandas chinois prennent la direction des États-Unis dans le cadre de la « diplomatie du panda »

La Chine a expédié dimanche matin deux pandas géants vers les États-Unis, selon l’agence de presse officielle chinoise. Ce transfert s’inscrit dans le cadre d’un accord conclu en 2025 et illustre une nouvelle fois l’usage des pandas comme instrument de rapprochement diplomatique entre Pékin et ses partenaires.
Les deux pandas, Ping Ping et Fu Shuang, ont quitté dimanche à 3 heures du matin, heure locale, l’aéroport international Chengdu-Shuangliu, dans le sud-ouest de la Chine. Ils doivent séjourner pendant les dix prochaines années dans un zoo d’Atlanta.
Leur départ avait été précédé d’une cérémonie d’au revoir organisée en leur honneur. Très appréciés du public à travers le monde, les pandas géants occupent une place particulière dans les relations extérieures de la Chine, qui les prête à certains pays dans le cadre d’accords de coopération. Le transfert vers les États-Unis avait été annoncé jeudi par le président chinois Xi Jinping lors de sa visite à Washington, à l’occasion d’un sommet avec le président américain Donald Trump.
La présence de pandas dans des zoos étrangers ne relève pas uniquement d’une dimension animale ou culturelle. Pékin utilise depuis longtemps ces prêts pour favoriser les échanges et entretenir des relations avec d’autres pays.
Cette pratique, souvent désignée sous le terme de « diplomatie du panda », permet notamment à la Chine de mettre en avant un animal devenu emblématique de son pays tout en renforçant certains liens avec ses partenaires étrangers. Le nouvel accord avec les États-Unis intervient ainsi dans le cadre de cette politique de coopération autour des pandas, avec un séjour prévu sur une période de dix ans.
Si l’envoi de pandas peut être associé à une volonté de rapprochement, leur retrait peut également traduire une dégradation des relations. La Chine a notamment rapatrié cette année deux pandas qui se trouvaient au Japon. Cette décision est intervenue après des déclarations de la Première ministre japonaise concernant Taïwan, lesquelles avaient provoqué la colère des autorités chinoises.
Le sort réservé aux pandas peut ainsi prendre une dimension diplomatique, leur présence à l’étranger pouvant accompagner une relation apaisée, tandis que leur retour en Chine peut intervenir dans un contexte de tensions entre Pékin et un pays partenaire. Avec l’arrivée prochaine de Ping Ping et Fu Shuang à Atlanta, la « diplomatie du panda » connaît donc un nouvel épisode dans les relations entre la Chine et les États-Unis.
Rédaction Kominotek NEWS

