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Défense nationale : de graves accusations de détournement éclaboussent le ministère

Le ministère haïtien de la Défense fait face à une crise majeure après des allégations graves de malversations financières et d’insécurité interne, portées par son directeur général, Jean Ronel Sistanis. Dans une déclaration officielle transmise au Premier ministre Alix-Didier Fils-Aimé, l’Association Militaire d’Haïti (AMIDH) exige des mesures immédiates contre plusieurs cadres dirigeants soupçonnés de complicité.

Ces révélations ont été divulguées le 2 février lors d’une conférence de presse à Port-au-Prince, mettant en cause des figures clés, notamment le ministre des Forces armées, Jean Michel Moïse, ainsi que ses proches collaborateurs, Candide Cosky Jean et Dominique Eugène.

Selon les affirmations de Jean Ronel Sistanis, des budgets publics importants auraient été détournés vers des projets non exécutés ou inefficaces. Des exemples précis sont cités : 80 millions de gourdes pour la rénovation du quartier général des FAd’H au Champ-de-Mars, 50 millions pour la base du Bicentenaire, et 160 millions pour une exploitation agricole à Belladère. Un montant supplémentaire de 350 millions de gourdes, provenant du Fonds d’intelligence, aurait été utilisé de manière discrétionnaire, sans respect des lois régissant les Forces armées.

Le directeur général accuse également d’irrégularités dans la gestion des finances publiques, notamment des dépenses de 70 millions de gourdes pour un garage fictif et l’utilisation de sociétés factices pour blanchir des fonds. Ces irrégularités seraient attribuables à des figures comme Candide Cosky Jean, chef de cabinet du ministre, et Dominique Eugène, cadre du ministère.

Sur le plan social, des inégalités criantes sont dénoncées. Les subventions et les primes de danger seraient distribuées de manière opaques, favorisant des proches du ministre, tandis que des militaires déployés à Kenscoff resteraient privés de soutien. De plus, des soldats blessés ou décédés en service ne bénéficieraient pas des allocations prévues par la loi, comme le cas de deux militaires morts à Delmas, dont les familles n’ont reçu aucun dédommagement.

Dans sa correspondance au Premier ministre, l’AMIDH souligne l’urgence de mesures d’urgence pour encadrer le ministère, en raison des dommages structurels et moraux causés par ces pratiques. L’organisation appelle à une tutelle temporaire du gouvernement et à la suspension des responsables impliqués jusqu’à l’ouverture d’enquêtes indépendantes.

Jean Ronel Sistanis rappelle avoir signalé des actes de vandalisme contre son bureau en juillet 2025, ainsi que des incidents liés à des agents de la BRI en décembre 2025, sans réponse institutionnelle.

Le ministère de la Défense n’a, à ce stade, ni commenté les accusations, ni réagi publiquement. Les parties concernées, dont le ministre Jean Michel Moïse, n’ont pas exprimé leur position. Les autorités judiciaires n’ont pas encore annoncé l’ouverture d’une enquête formelle.

 

Rédaction Kominotek NEWS

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