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Cuba accuse les États-Unis d’orchestrer une «crise humanitaire majeure» dans leur pays

Genève – Bruno Rodriguez, le ministre cubain des Affaires étrangères, a affirmé lundi devant la Conférence sur le désarmement à Genève que les États-Unis visaient délibérément à déclencher une «catastrophe humanitaire» en imposant un blocus énergétique à Cuba. «Les sanctions américaines, qui s’appuient sur l’affirmation absurde que Cuba constitue une menace particulière pour leur sécurité nationale, sont une escalade agressive visant à paralyser les infrastructures vitales de l’île», a-t-il déclaré, soulignant l’impact destructeur de cette politique.

Selon le représentant cubain, Washington a récemment intensifié l’embargo économique, en cours depuis 1962, en ciblant le secteur énergétique, un maillon essentiel de l’économie cubaine. «Le président Donald Trump a poussé des alliés à interrompre le transport de pétrole vers Cuba, sapant la capacité du pays à fournir de l’énergie à ses citoyens», a-t-il ajouté, accusant les États-Unis de «manipuler les crises climatiques et énergétiques mondiales à des fins politiques».

Le gouvernement cubain a également rejeté les justifications avancées par les États-Unis, qualifiant de «fallacieuses» les allégations selon lesquelles l’île représentait une menace extraordinaire pour la sécurité américaine. «Cuba respecte scrupuleusement les conventions internationales et ne présente aucun danger pour les nations voisines», a insisté M. Rodriguez, mettant en avant l’isolement de Washington face au soutien apporté par des pays d’Amérique latine et d’Asie au processus de normalisation des relations avec l’île.

Cette escalade intervient au moment où Cuba lutte contre des pénuries chroniques d’électricité, consécutives à l’effondrement de ses réseaux de production et d’importation. Selon des rapports officiels, plus de 60% des foyers cubains subissent des coupures récurrentes, affectant l’accès à la santé, l’éducation et les services de base. L’embargo, qui a coûté à l’économie cubaine un montant estimé à 120 milliards de dollars depuis les années 1960, est selon Havana, un outil de pression politique destiné à affaiblir la démocratie populaire.

Les États-Unis, de leur côté, ont réaffirmé leur position hier, déclarant que l’embargo était nécessaire pour «protéger les intérêts nationaux et encourager des réformes démocratiques». Une porte-parole du Département d’État a souligné que «la résilience cubaine ne justifie pas l’abandon de nos principes».

Alors que la Conférence sur le désarmement se penche sur les tensions géopolitiques, les déclarations cubaines soulèvent des interrogations sur l’efficacité des sanctions économiques comme instrument de diplomatie. Les observateurs notent que cette escalade pourrait complexifier les efforts de réconciliation entre les deux pays, même si des pourparlers informels ont récemment été évoqués.

 

Rédaction Kominotek NEWS

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