
La police intensifie ses opérations militaires contre les gangs armés dans la commune de Croix-des-Bouquets, où un bilan de onze (11) personnes tuées a été enregistré en moins de 48 heures. Selon un communiqué rendu public par les forces de l’ordre, des affrontements violents ont eu lieu entre le 31 janvier et le 1er février 2026, entraînant la mort de plusieurs membres de groupes criminels réputés, ainsi que la saisie d’armes de guerre.
Le 31 janvier 2026, les unités spéciales de la Police nationale d’Haïti (PNH) ont mené une descente dans plusieurs quartiers stratégiques de la commune, notamment Pont-Tabarre, Cité Doudoune, Zòtolan, Ti Tony, Brekè et Ti Pikan. Au cours de cette opération, huit individus armés ont été neutralisés, tandis que deux fusils d’assaut (un M16 et un Kalachnikov) ont été confisqués. Les autorités n’ont pas dévoilé les noms des personnes tuées, soulignant que ces individus appartiennent à des réseaux organisés actifs dans la région.
En parallèle, les forces de sécurité ont entrepris des travaux de réparation des infrastructures endommagées par les gangs, notamment la dégagement de trois tranchées creusées par les criminels pour se défendre. Ces interventions visent à rétablir la circulation des habitants et à améliorer la sécurité dans les zones affectées.
La journée suivante, le 1er février 2026, les opérations se sont poursuivies avec la neutralisation de trois (3) nouveaux présumés criminels et la saisie de deux armes lourdes (un AK-47 et un HK G3). Contrairement à la veille, les noms des individus abattus restent inconnus, ce que les responsables attribuent à la nécessité de mener des enquêtes complémentaires.
La police affirme, dans un communiqué officiel, que ces mesures s’inscrivent dans un plan national visant à éliminer les gangs dans les fiefs les plus reculés d’Haïti. Accompagnée par une Task Force spécialement formée pour ce type d’intervention, la PNH a réitéré sa détermination à lutter contre l’insécurité, en ciblant notamment les quartiers de Bas Delmas, Bel-Air, le centre-ville de Port-au-Prince et Croix-des-Bouquets, réputés pour leur concentration de groupes armés.
Les autorités soulignent que ces opérations nécessitent le soutien de la population pour identifier les zones à risque et signaler les activités suspectes. En parallèle, des appels sont lancés pour encourager les citoyens à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter de se rendre dans les quartiers en état de siège.
Les chiffres officiels indiquent que la répression de gangs a entraîné des dizaines de pertes humaines en 2026, marquant un tournant dans la lutte contre la violence qui sévit dans le pays. Cependant, les observateurs soulignent que la solution durable dépendra de l’instauration d’une justice indépendante et de politiques sociales efficaces pour lutter contre les causes profondes du recrutement des gangs.
Rédaction Kominotek NEWS

