
Les employés du Centre National des Équipements (CNE) ont organisé une conférence de presse pour exprimer leur profond mécontentement face à la situation actuelle de l’institution. Ils réclament avec insistance le paiement de 16 mois d’arriérés de salaire, une situation qui affecte gravement leurs conditions de vie et celles de leurs familles.
Selon leur avocat, Evel Fanfan, les autorités haïtiennes sont responsables de « dérives » et de « mauvaises actions » à l’encontre du CNE et de ses travailleurs. Les employés dénoncent une tentative de démantèlement de l’institution, accusant certaines autorités, notamment l’ancien Premier ministre Garry Conille, d’être impliquées dans l’affaiblissement progressif du CNE.
Les protestataires ont déjà organisé plusieurs mobilisations pacifiques devant la Villa d’Accueil, à Musseau, dans la commune de Delmas, mais n’ont obtenu aucune réponse satisfaisante des autorités. Ils exigent maintenant que l’État prenne des mesures concrètes pour régler la situation et éviter un durcissement de la mobilisation.
Les employés du CNE estiment que l’État leur doit 16 mois de salaire, ce qui représente une somme considérable. Ils réclament également le paiement des fonds liés à la Caravane du Changement, qui doivent être versés aux bénéficiaires concernés. De plus, ils dénoncent la situation de près de 300 agents du CNE qui totalisent environ 30 années de service et attendent toujours leur pension de retraite et la régularisation de leurs dossiers.
La situation est d’autant plus préoccupante que le CNE est une institution essentielle pour le développement du pays. Or, environ 70 % du matériel du CNE est actuellement inutilisé, alors que les besoins en infrastructures et équipements restent importants dans le pays. Les employés exigent donc le paiement des arriérés, la régularisation des pensions et le déblocage des fonds réclamés.
Les représentants du mouvement ont appelé l’État à agir rapidement pour éviter une aggravation du conflit social au sein du CNE. Ils ont également lancé un appel à la communauté internationale pour attirer l’attention sur la situation dramatique des employés du CNE. Les employés sont déterminés à poursuivre leur mobilisation jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites.
En résumé, la situation au Centre National des Équipements est critique, et les employés exigent une réponse concrète et immédiate de la part des autorités. Il est essentiel que l’État prenne des mesures pour régler la situation et éviter un durcissement de la mobilisation, qui pourrait avoir des conséquences graves pour le pays. Les employés du CNE ont le droit de recevoir leur salaire et de bénéficier de conditions de travail décentes, et il est de la responsabilité de l’État de garantir ces droits.
Rédaction Kominotek NEWS

