
Face à la recrudescence des conflits liés à la propriété foncière dans le Sud-Est, les autorités départementales ont décidé de passer à l’action. Réunies à Jacmel à l’initiative de la délégation départementale, plusieurs institutions publiques et professionnelles ont adopté une série de mesures visant à freiner les pratiques illégales qui fragilisent la gestion des terres.
Cette rencontre d’envergure a rassemblé des représentants de la mairie, de la police, du système judiciaire, de la Direction générale des impôts (DGI), de l’Office de la protection du citoyen (OPC), du barreau de Jacmel, ainsi que des notaires, arpenteurs, membres de l’ONACA et des autorités religieuses. Tous ont dressé un constat préoccupant : l’augmentation des cas de spoliation, de falsification de titres et de conflits fonciers dans plusieurs communes du département.
Au cœur des décisions prises figure la création d’une « task force » dédiée à la régulation des transactions foncières. Selon le délégué départemental, Pierre Michel Lafontant, cette structure aura pour mission de mieux encadrer les opérations liées à la propriété et de limiter les abus souvent constatés dans ce secteur.
Les acteurs du système judiciaire et des professions juridiques ont également affiché leur volonté de renforcer la rigueur dans l’exercice de leurs fonctions. La représentante des notaires, Marie Carmelle Beaulieu, a rappelé que des mécanismes existent pour sanctionner les dérives, invitant les citoyens à signaler tout comportement suspect avant même la saisine des tribunaux.
De son côté, la bâtonnière du barreau de Jacmel, Agella Ternela, a mis en garde contre toute implication d’avocats dans des pratiques irrégulières. Elle a assuré que des sanctions disciplinaires seront appliquées en cas de manquement avéré aux règles déontologiques.
Au-delà des mesures institutionnelles, les autorités ont lancé un appel à la vigilance citoyenne. La population est encouragée à dénoncer toute tentative de fraude ou de spoliation foncière auprès des instances compétentes.
Cette initiative marque une étape importante vers une meilleure coordination entre les différents acteurs concernés. Elle traduit une volonté affirmée de restaurer la transparence et la confiance dans la gestion des terres, dans un contexte où l’insécurité foncière constitue un défi majeur pour la stabilité sociale et économique du Sud-Est.
Rédaction Kominotek NEWS

