
Une nouvelle affaire soulève des inquiétudes quant à la circulation d’armes appartenant aux forces de l’ordre en Haïti. Un agent du Bureau de Sécurité des Aires Protégées (BSAP), identifié comme Pierre Pascale, a été interpellé par la Police nationale d’Haïti pour détention illégale d’arme à feu.
Selon les informations disponibles, l’individu était en possession d’un pistolet de calibre 9 mm de marque Taurus, une arme officiellement enregistrée au nom de la PNH. Cette découverte suscite de vives préoccupations quant à la traçabilité et au contrôle des équipements sécuritaires en circulation hors du cadre institutionnel.
Les premières investigations révèlent que cette arme aurait été dérobée en 2020 lors d’une attaque attribuée au gang 400 Mawozo. L’incident s’était produit sur la route de Bédée, en direction de Morne Cabrit, où un policier avait été victime d’un braquage au cours duquel son arme de service lui avait été enlevée.
Ce cas met en lumière un problème persistant : la réutilisation d’armes volées appartenant aux forces de sécurité, qui continuent de circuler plusieurs années après leur disparition. Par ailleurs, certaines sources évoquent des pratiques préoccupantes au sein du BSAP, où des agents seraient parfois en possession d’armes en dehors des cadres légaux et réglementaires.
Dans un contexte national déjà marqué par une insécurité grandissante, cette affaire relance le débat sur la gestion des armes et la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle au sein des institutions chargées de la sécurité publique. Les autorités poursuivent l’enquête afin de déterminer les circonstances exactes dans lesquelles cette arme s’est retrouvée en possession du suspect.
Rédaction Kominotek NEWS
![4]](https://kominotek.com/wp-content/uploads/2026/02/4-2-390x220.webp)
