
Une vive tension secoue actuellement l’Administration générale des douanes (AGD) en Haïti, où les agents poursuivent un mouvement de grève qui prend une ampleur grandissante. Initialement centré sur des revendications salariales, le mouvement a franchi un nouveau cap, avec des exigences désormais directement tournées vers la direction de l’institution.
Les employés mobilisés dénoncent le non-paiement de plus de huit mois d’arriérés de salaire, une situation qu’ils jugent inacceptable et qui alimente depuis plusieurs semaines un profond mécontentement. Face à l’absence de réponses satisfaisantes, les grévistes ont radicalisé leur position en réclamant ouvertement la démission ou le renvoi du responsable de l’AGD, qu’ils accusent de mauvaise gouvernance et d’incapacité à assurer une gestion efficace de l’administration douanière.
Selon plusieurs témoignages recueillis parmi les protestataires, l’institution serait confrontée à une dégradation progressive de son fonctionnement interne. Les agents évoquent de nombreux dysfonctionnements administratifs, une mauvaise organisation et une gestion contestée des ressources humaines et financières. Ce climat de crise affecterait considérablement les opérations de la douane, un secteur pourtant essentiel au bon fonctionnement économique de l’État.
Les revendications des employés ne se limitent pas au règlement des salaires impayés. Ils exigent également la régularisation de nombreux agents contractuels ainsi qu’une amélioration significative de leurs conditions de travail. Pour eux, ces réformes sont indispensables afin de restaurer l’efficacité de l’AGD, de renforcer la motivation du personnel et de garantir un meilleur service public.
Cette mobilisation met en lumière les profondes difficultés auxquelles fait face l’une des institutions stratégiques du pays. Alors que la crise persiste, les autorités sont désormais confrontées à une pression croissante pour apporter des solutions concrètes et éviter une paralysie prolongée de l’administration douanière.
Dans un contexte national déjà marqué par de multiples défis économiques et institutionnels, cette contestation au sein de l’AGD illustre une nouvelle fois l’urgence de réformes structurelles capables de rétablir la stabilité, la transparence et l’efficacité dans les principales institutions publiques haïtiennes.
Rédaction Kominotek NEWS

