L’ayatollah Mojtaba Khamenei, héritier du défunt guide suprême Ali Khamenei, a prononcé jeudi son premier discours public depuis sa nomination, affirmant que l’Iran poursuivrait sa lutte contre les forces étrangères responsables des « martyrs » tués lors des frappes américano-israéliennes. Dans un message chargé de menace, il a promis que la République islamique ne pardonnerait pas les agressions perpétrées contre son peuple.
Son allocution, diffusée lors d’une cérémonie commémorative à Téhéran, s’est concentrée sur l’attaque meurtrière du 10 octobre 2023 contre l’école Shajareh Tayyebeh à Minab, dans le sud de l’Iran. Cette attaque, revendiquée par un groupe israélien, a coûté la vie à plus de 165 personnes, dont des enfants. « Chaque vie perdue dans ces attaques est un chapitre supplémentaire dans notre compte à régler », a déclaré l’ayatollah, soulignant que la vengeance ne s’appliquerait pas uniquement aux « martyrs » de la Révolution islamique, mais à tous les citoyens touchés par l’ennemi.
Le nouveau dirigeant religieux a également insisté sur l’inutilité des promesses de protection des États-Unis, qualifiant les alliés du Golfe d’ »irresponsables » pour avoir fait confiance à Washington. « Les bases américaines, qui se présentent comme des bastions de sécurité, ne sont en réalité que des foyers de désastres », a-t-il affirmé, invitant les monarchies du Golfe à « désintégrer ces positions étrangères » sous peine de rester vulnérables aux prochaines offensives.
Selon lui, les représailles iraniennes, jusqu’à présent modérées, ne représentent qu’une fraction des mesures possibles. « La réponse finale est encore en préparation, et elle frappera avec une précision absolue », a-t-il ajouté, sans préciser les cibles ni les modalités. Cette déclaration a suscité des tensions accrues dans la région, où les diplomates craignent un escalade militaire.
L’ayatollah Mojtaba Khamenei a enfin appelé la jeunesse iranienne à se mobiliser pour défendre l’héritage de son père, tout en rappelant la résilience historique du pays face à l’ingérence étrangère. « Notre histoire est celle de la résistance, et nos ennemis apprendront bientôt que l’Iran ne pliera jamais », a-t-il conclu, dans un discours mêlant éloquence religieuse et avertissements belliqueux.
Depuis la succession d’Ali Khamenei en 2023, l’Iran a connu une série de conflits frontaliers et d’attaques cybernétiques. Les autorités iraniennes accusent régulièrement Israël et les États-Unis d’orchestrer ces incidents, tout en minimisant les pertes civiles. La réaction de l’ayatollah Khamenei, marquée par une rhétorique belliqueuse, pourrait influencer la stratégie diplomatique et militaire du pays dans les mois à venir.
Rédaction Kominotek NEWS
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