
Selon M. Waltz, les États-Unis sont en train d’élaborer une stratégie plus musclée pour répondre à la crise sécuritaire en Haïti. Contrairement aux interventions précédentes, jugées trop passives, Washington entend désormais prendre le lead pour contrer l’ascension des gangs armés qui paralysent le pays.
Cette nouvelle stratégie cible particulièrement certains chefs de gangs influents, dont Jimmy Chérizier, alias « Barbecue », une figure clé de la violence urbaine à Port-au-Prince.
L’ambassadeur a insisté sur le fait que la situation en Haïti représente une menace majeure pour la sécurité régionale, y compris pour les côtes américaines. Il a averti que l’effondrement total de la sécurité pourrait avoir des répercussions migratoires et criminelles sur tout le continent américain. « Ce ne sont pas seulement les Haïtiens qui sont en danger, mais plusieurs régions de la côte du continent américain », a-t-il déclaré.
M. Waltz plaide pour une action concertée avec plusieurs pays du continent afin de partager la responsabilité de cette intervention. Il estime que les États-Unis ne doivent pas supporter seuls le poids de la mission de stabilisation, mais plutôt encourager une coopération internationale pour neutraliser les réseaux criminels transnationaux. Cette déclaration s’inscrit dans un contexte de fortes tensions en Haïti, où la communauté internationale multiplie les discussions sur la mise en œuvre d’une mission de sécurité multinationale sous mandat onusien.
Rédaction Kominotek NEWS

