Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a officialisé ce mercredi 4 mars 2026 la nomination de Vijonet Demero à la tête du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP). La passation de pouvoir s’est déroulée dans un cadre formel, au siège de l’Inspection générale du MENFP, sis à Musseau. Cet événement marque un tournant dans la gouvernance éducative du pays, avec l’arrivée d’une figure engagée dans les secteurs de l’enseignement et du développement professionnel.
Lors de la cérémonie, le Premier ministre a souligné l’importance stratégique de ce ministère, dont les missions concernent la formation des générations futures et la préparation des citoyens aux exigences du marché du travail. Il a également reconnu le dévouement de l’ancien ministre, Augustin Antoine, qui a pris ses fonctions quelques années plus tôt dans un contexte marqué par des défis persistants.
Dans son discours d’adieu, Augustin Antoine a exprimé sa gratitude à l’ensemble des collaborateurs, enseignants, partenaires techniques et organisations locales ayant soutenu ses initiatives. Il a cependant mis en lumière les contraintes structurelles qui ont limité l’impact de certaines politiques éducatives, notamment une insuffisance de financements et un déficit de personnel administratif. « Le travail en faveur de l’éducation ne peut se faire sans ressources adéquates et un soutien politique cohérent », a-t-il déclaré, en partant sur une note de prudence.
Le nouveau ministre, Vijonet Demero, a été présenté comme un acteur dynamique, ayant sillonné les établissements scolaires et les centres de formation professionnelle pour identifier les besoins prioritaires. Son programme se concentre sur l’amélioration de la qualité de l’enseignement, l’équipement des écoles rurales et la création de partenariats avec le secteur privé pour renforcer l’apprentissage pratique.
Cette transition intervient à un moment crucial, où le MENFP prépare le déploiement d’un plan national d’alphabétisation pour les adolescents et l’intégration d’outils numériques dans les classes. Les détracteurs soulignent néanmoins que les promesses répétées des précédents ministres n’ont souvent pas trouvé de suites concrètes, ce qui place le nouveau responsable dans un environnement à la fois porte-étendard d’espoir et chargé de pressions.
Le MENFP, qui compte parmi les plus grands ministères du gouvernement, gère plus de 10 000 écoles et centres de formation, employant des milliers d’enseignants et d’administrateurs. Son rôle est aussi d’assurer la continuité éducative et de répondre aux crises, comme la récente crise sanitaire qui a bouleversé les cycles scolaires.
La cérémonie a réuni des figures influentes du monde éducatif, des représentants des syndicats et des parents d’élèves. Les participants ont exprimé leur espoir en une relève engagée, capable de transformer les promesses en réalisations. Pour Vijonet Demero, le défi est clair : concrétiser un accès équitable à l’éducation et une formation professionnelle adaptée aux métiers émergents, tout en surmontant les obstacles historiques.
En conclusion, cette nomination marque une page nouvelle pour le MENFP, avec des attentes élevées mais une conscience aiguë des complexités à résoudre. Les yeux sont désormais tournés vers les actions concrètes de ce nouveau leadership.
Rédaction Kominotek NEWS

