SOCIETE

Verrettes fait face à une vague d’attaques violentes des gangs locaux

Située à proximité de La Chapelle, une commune déchirée par des tensions sociales et politiques, Verrettes continue d’être le théâtre d’affrontements violents entre les gangs armés et les forces locales résistant à leur expansion. Depuis plusieurs semaines, des groupes comme *400 Mawozo*, dirigé par Lanmò san jou, et *Taliban de Canaan*, commandé par Jeff Gwo Lwa, intensifient leurs raids dans la région, mettant en danger la population civile. Malgré le climat d’insécurité, les habitants, soutenus par la Police nationale d’Haïti (PNH) et des volontaires de la résistance populaire, résistent avec acharnement.

Le dernier conflit a eu lieu dans la quatrième section communale de Verrettes, connue sous le nom de Desarmes, un point stratégique pour les deux factions. Selon des sources locales, les attaques ont été repoussées grâce aux actions coordonnées entre les policiers et les groupes de résistance. Des combats ont éclaté à plusieurs endroits, notamment dans des quartiers périphériques, où les gangs tentent de s’emparer de territoires encore sous le contrôle des autorités. Les habitants, habitués à ces violences cycliques, ont déclaré que l’usage d’armes lourdes et d’explosifs a augmenté, obligeant de nombreuses familles à fuir vers des abris temporaires.

Le chef de la PNH en région, Jean-Luc Saint-Fleur, a souligné dans une déclaration récente que l’État fait face à une « guerre de territoire » menée par des gangs organisés, profitant de la fragilité des institutions locales. « Les forces de sécurité travaillent jour et nuit pour protéger les citoyens, mais le manque de ressources et les défis logistiques compliquent nos interventions », a-t-il expliqué. Parallèlement, des leaders communautaires ont mis en garde contre l’escalade de la violence, appelant à une médiation urgente pour apaiser les tensions.

Les gangs comme 400 Mawozo, connu pour son contrôle sur plusieurs quartiers de Port-au-Prince, et Taliban de Canaan, spécialisé dans le trafic de stupéfiants et les extorsions, poursuivent une stratégie hégémonique. Selon des analystes, leurs actions visent à affaiblir les liens entre les citoyens et les autorités locales, créant un vide de pouvoir favorable à leur expansion. « Ces groupes exploitent la frustration de certains habitants, en leur offrant des services de protection ou des avantages matériels, pour se faire accepter », a commenté Dr. Marie-Claire Auguste, sociologue à l’Université d’État d’Haïti.

Dans le quartier de Desarmes, une centaine de volontaires, armés de machettes et de fusils de chasse, sont devenus les premières lignes de défense contre les incursions des gangs. « Nous défendons notre maison et notre avenir. Ces hommes veulent nous éliminer et nous voler nos terres », a déclaré Éric Delva, un résident engagé dans la résistance. Cependant, ces groupes informels, bien qu’héroïques, manquent de formation militaire et d’équipements adaptés, ce qui les expose à des risques accrus.

Le gouvernement a récemment annoncé une opération de désarmement dans les zones ciblées, mais les résultats restent limités. « Il est temps que l’État prenne ses responsabilités », a insisté Antoine Pierre, leader d’un mouvement citoyen. « Sans une réforme profonde de la sécurité, la paix restera un mirage. »

Alors que Verrettes reste sous la menace permanente, la résilience de ses habitants et la détermination de ses défenseurs offrent une lueur d’espoir dans un pays traversé par des crises récurrentes.

 

Rédaction Kominotek NEWS

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