Venezuela : Maduro exigerait 200 millions de dollars pour quitter le pouvoir, selon des révélations britanniques

Caracas — Des informations publiées par The Telegraph, relayées par plusieurs acteurs politiques et diplomates, révèlent que le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro aurait fixé une somme de 200 millions de dollars comme condition préalable à un éventuel départ du pouvoir. Cette révélation, qualifiée de « proposition de retrait » par les sources, soulève des interrogations sur les motivations et les négociations en cours entre Caracas et Washington.
Selon les sources citées, Maduro aurait formulé trois exigences claires lors de discussions secrètes avec des intermédiaires américains. La première condition porterait sur la préservation d’un montant de 200 millions de dollars, probablement tiré de biens nationalisés ou bloqués par les autorités vénézuéliennes. La seconde concerne une amnistie générale pour lui-même, pour des membres de son entourage politique proche et pour des figures clés du pouvoir actuel. Enfin, le leader chaviste exigerait un exil dans un pays considéré comme allié, bénéficiant de garanties juridiques et de sécurité, souvent désigné sous le terme anglais de « safe harbour ».
Cette demande aurait été officiellement transmise lors d’un échange téléphonique le 21 novembre 2025, entre Maduro et l’ancien président américain Donald Trump. Les rapports indiquent que Trump aurait établi un délai strict : le président vénézuélien, ainsi que sa famille, devaient quitter la patrie dans les sept jours suivant la conversation, sous la promesse d’un « passage seguro » (passage sécurisé). Cependant, les conditions posées par Maduro, notamment l’amnistie et la conservation de biens contestés, ont été jugées inacceptables par les autorités américaines. En réponse, les États-Unis ont annoncé la fermeture de l’espace aérien vénézuélien, marquant un durcissement significatif des sanctions économiques et diplomatiques.
Les autorités de Caracas, quant à elles, ont catégoriquement réfuté ces allégations. Un responsable gouvernemental, souhaitant rester anonyme, a affirmé qu’aucune négociation réelle ne se déroulait pour un « plan de sortie ». Dans un discours diffusé à la télévision nationale, Maduro a évoqué un « échange cordial » avec Trump, tout en soulignant son attachement indéfectible au pouvoir et à ses soutiens. « Les révolutionnaires ne céderont pas », a-t-il déclaré, renforçant l’impression d’une résistance inébranlable face à la pression internationale.
Les implications de ces révélations restent floues. Si la demande de Maduro est avérée, elle soulève des questions éthiques sur la légitimité de l’octroi d’un amnistie de masse et sur le traitement des biens controversés. En revanche, les critiques accusent Washington d’agir de manière incohérente, en demandant des concessions de la part de Caracas alors que les sanctions persistantes paralysent l’économie vénézuélienne.
Pour l’instant, le gouvernement vénézuélien multiplie les dénégations, tandis que les États-Unis poursuivent leur offensive politique, menaçant de nouvelles mesures si Maduro ne cède pas. Les perspectives d’une résolution prochaine du conflit demeurent incertaines, les deux parties semblant prises dans une impasse géopolitique. Les observateurs soulignent que l’avenir du Venezuela dépendra peut-être de l’émergence d’un troisième acteur, comme le Brésil ou la Russie, capable de médier un accord.
Dans ce contexte, les citoyens vénézuéliens vivent une situation de tension accrue, avec des pénuries alimentaires aggravées par les mesures coercitives imposées à l’exportation de denrées essentielles. Les rues de Caracas, autrefois symboles de résistance chaviste, témoignent d’un malaise profond, où la population oscille entre espoir de changement et crainte du chaos. Le destin du Venezuela semble suspendu à un équilibre fragile, où chaque décision politique a le pouvoir de redéfinir l’avenir du pays.
Rédaction Kominotek NEWS

