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Une jeune fille haïtienne décédée mystérieusement lors d’une sortie scolaire en République dominicaine

Stephora Anne-Mircie Joseph, une élève de 11 ans de l’Institut intégral Leonardo Da Vinci, est décédée de façon troublante le 14 novembre 2025 lors d’une sortie scolaire au ranch Los Caballos, un lieu interdit pour ce type d’activité. Cette tragédie a déclenché une vive polémique dans la région, les proches de la fillette accusant l’école et les responsables de graves manquements. Depuis, les autorités enquêtent sur les circonstances exactes de ce drame, mais aucune réponse claire n’a été fournie à la famille, plongée dans une profonde détresse.

La mère de la jeune fille, Lovelie Joseph Raphael, a exprimé son impuissance face au silence des institutions. « Je ne comprends pas ce qui s’est passé. Ma fille était en excellente santé, brillante et pleine de vie. Je dois savoir. » Son appel s’adresse notamment à la magistrate Jenny Berenice Reynoso, à qui elle demande de visionner les vidéos de surveillance du ranch. « Vous êtes une mère comme moi, vous savez ce que c’est de perdre un enfant… Je veux savoir ce qu’elle a dit avant de partir », a-t-elle déclaré, la voix brisée par l’émotion.

L’enquête, menée par le ministère public, a conduit à la fermeture temporaire de la hacienda Los Caballos, située à Gurabo. Le site, loué principalement pour des événements adultes, ne disposait, selon les inspections, d’aucune équipe de secours ni de matériel médical adapté, malgré la présence de piscine et d’autres zones à risque. Pedro Muñoz, administrateur du ranch, a confirmé que seules les installations extérieures (piscine, jardin, etc.) étaient disponibles aux organisateurs, sans encadrement spécifique. « Le contrat stipule que le locataire est responsable de la sécurité, mais dans ce cas, cela n’a clairement pas été respecté », a-t-il souligné.

Du côté des autorités éducatives, Pedro Pablo Martes, directeur de la Région 08 du ministère de l’Éducation, a révélé qu’aucun document ne justifiait l’organisation de cette sortie. « Il n’y a aucun enregistrement d’autorisations parentales ni d’objectif pédagogique. Cela viole les protocoles établis », a-t-il affirmé. Pourtant, aucun sanction immédiate n’a encore été annoncée, la responsabilité incombant au ministère central.

L’école Da Vinci, quant à elle, a préféré se taire jusqu’à la publication du rapport final des enquêteurs. Depuis quinze jours, un silence pesant règne sur les institutions concernées, laissant la communauté dans l’inquiétude. Stephora, dont le père vit aux États-Unis, était la seule enfant de sa mère, récemment devenue orpheline. Sa disparition a laissé un vide insoutenable, symbolisé par les mots de sa mère : « Elle m’apprenait l’espagnol, m’aide à marcher… C’était ma lumière. »

Les enquêteurs ont confisqué les enregistrements des 16 à 20 caméras du ranch, qui devraient jouer un rôle crucial dans l’établissement des responsabilités. Pour l’instant, les autorités n’ont pas évoqué de sanctions pénales, préférant une analyse approfondie. La tragédie, qui a mis en lumière des failles dans la gestion des sorties scolaires, suscite des interrogations sur la sécurité des enfants et la rigueur des procédures administratives.

 

Rédaction Kominotek NEWS

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