
Des affrontements violents, sans précédent dans le quartier central de Port-au-Prince, ont fait état de plus de 50 morts, selon des sources locales, dans une nuit marquée par des combats internes entre factions rivales. Les habitants de Bel-Air, une zone stratégique de la capitale haïtienne, décrivent une scène de chaos, avec des rafales d’armes légères et lourdes, des rues bloquées par des cadavres et une absence totale de secours.
Le 9 décembre 2025, des informations recueillies par le média local Le Quotidien 509 indiquent que les hostilités ont éclaté entre des groupes alliés à un chef de gang surnommé Dèdè et d’autres factions indépendantes. Les sources suggèrent que des tensions anciennes, des trahisons et des alliances brisées ont conduit à une escalade brutale, où des armes de guerre ont été déployées. L’un des chefs, Dèdè, aurait été tué dans la fusillade, selon des témoins locaux.
Des témoins rapportent :
– des salves de tirs persistants jusqu’au lever du jour ;
– des corps non identifiés abandonnés dans les petites ruelles du quartier ;
– des dépouilles retrouvées décapitées, un signe de barbarie inédite ;
– des cadavres calcinés et empilés, selon des descriptions terrifiantes.
Les journalistes et les habitants soulignent que cette opération sanglante semble planifiée, visant spécifiquement des figures majeures de la région : Dèdè, Vag et Don Roro. Selon certaines sources, des alliés influents, comme Kempès, auraient été éliminés ou neutralisés avant l’attaque, renforçant l’hypothèse d’un règlement de comptes orchestré. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, encore non confirmées, montrent des images de cadavres transportés ou traînés dans des rues éloignées de Bel-Air, suggérant une tentative de dissimulation ou de déplacement des preuves.
Les chiffres des victimes restent incertains. Tandis que certaines autorités locales évoquent au moins 25 corps découverts initialement, d’autres sources parlent de plus de 50 morts. La zone, contrôlée par des groupes armés, rend difficile toute évaluation fiable. Les secours et les services d’urgence ont été bloqués, laissant les habitants dans un état de terreur.
La Police nationale d’Haïti (PNH) n’a publié aucune déclaration officielle, malgré les appels des médias et des organisations humanitaires. Les groupes armés, présents en nombre dans des points stratégiques de Bel-Air, maintiennent une surveillance rapprochée, empêchant l’accès des journalistes et des enquêteurs. La situation reste instable, avec des armes lourdes visibles dans les rues.
Le Quotidien 509 travaille actuellement à vérifier ces informations auprès de sources de sécurité, d’humanitaires et communautaires, dans un effort pour clarifier les circonstances de cette escalade mortelle. Les implications de cette violence, inédite dans sa cruauté, restent à déterminer, tandis que les autorités locales continuent de se taire face à une crise qui met en péril la sécurité de la population.
Source : Le Quotidien
Rédaction Kominotek NEWS

