Ukraine-Russie : Un tournant dans le conflit avec l’emploi des missiles ATACMS et une attaque meurtrière à Ternopil

Le conflit entre l’Ukraine et la Russie a pris un tournant marquant le 18 novembre 2025, lorsque Kiev a annoncé avoir, pour la première fois, utilisé des missiles balistiques américains ATACMS contre des objectifs situés en territoire russe. Cette initiative, centrée sur la région de Voronej, représente une avancée significative dans la lutte ukrainienne contre l’agression russe, tout en soullevant des interrogations sur les implications diplomatiques et militaires de cette action. L’utilisation de ces armes, rares et dotées d’une portée étendue, illustre le soutien accru des États-Unis à Kiev, malgré le retour au pouvoir de Donald Trump, dont l’approche sur le conflit reste encadrée par des restrictions diplomatiques.
Les missiles ATACMS, capables de frapper des cibles à une distance de plusieurs centaines de kilomètres, ont permis à l’armée ukrainienne de contourner la ligne de front traditionnelle pour cibler des installations stratégiques russes situées plus en profondeur. Cette capacité offensive inédite a suscité des réactions contradictoires : tandis que Kiev la présente comme un outil essentiel pour réduire les pertes civiles et reprendre des territoires occupés, Moscou l’a dénoncée comme une violation du cessez-le-feu tacite autour des frontières russes. Les analystes soulignent que cette évolution pourrait redéfinir le rapport de forces sur le terrain, en permettant à l’Ukraine de contrecarrer les opérations de logistique et de soutien russe.
Moins de 24 heures plus tard, la situation a encore empiré. La ville de Ternopil, située à l’ouest de l’Ukraine, a été la cible d’une attaque massive perpétrée par l’armée russe. Selon les autorités locales, cette offensive a impliqué environ 500 drones et missiles, frappant des centres urbains et des infrastructures civiles. Le bilan est lourd : au moins 25 personnes ont perdu la vie, et plus de 90 autres ont été blessées, selon des sources officielles. Les dégâts matériels sont évalués dans les dizaines de millions de dollars, avec des bâtiments résidentiels et des installations énergétiques détruits. Les habitants, choqués par l’intensité de l’attaque, dénoncent une montée de la violence sans précédent depuis le début du conflit.
Face à cette escalade, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lancé un appel pressant à la communauté internationale. Dans un discours diffusé en direct, il a critiqué la « passivité » des alliés occidentaux face aux agissements de Moscou, tout en exigeant un renforcement immédiat du soutien militaire et diplomatique. « La population ukrainienne ne peut pas se battre seule contre une machine de guerre russe qui utilise des armes prohibées et cible des civils », a-t-il martelé. Il a également insisté sur la nécessité de sanctions économiques plus sévères à l’encontre de la Russie, notamment sur les exportations d’énergie et les canaux financiers.
Les réactions internationales restent mitigées. Bien que l’Union européenne ait exprimé son soutien à Kiev, les États-Unis ont appelé à la prudence, soulignant la nécessité de maintenir la stabilité régionale. En revanche, des pays comme la Pologne et la République tchèque ont appelé à une réponse plus ferme, tandis que des ONG demandent l’ouverture d’une enquête internationale sur les violations des lois du conflit.
Cette nouvelle phase du conflit, marquée par l’emploi de missiles longue portée et des attaques meurtrières, soulève des interrogations sur la capacité des acteurs internationaux à contenir la guerre. Alors que l’hiver approche et que les stocks de carburant stratégique s’épuisent, l’Ukraine et la Russie semblent s’engager dans une course à l’escalade, mettant en péril la sécurité non seulement des pays concernés, mais de toute l’Europe.
Rédaction kominotek NEWS

