Le président américain Donald Trump a affirmé jeudi qu’il devait jouer un rôle dans la désignation du prochain dirigeant de l’Iran, à mesure que le conflit au Moyen-Orient entre dans son sixième jour et continue de semer l’inquiétude à Beyrouth. Dans un communiqué publié depuis la Maison Blanche, Trump a clairement indiqué que l’administration américaine ne pourrait rester neutre dans ce processus de succession au sein du pouvoir iranien. « Le fils de Khamenei ne représente pas une alternative viable », a insisté Trump lors d’un point de presse, soulignant qu’une transition vers un leadership plus modéré était essentielle pour apaiser les tensions régionales. « Notre objectif est de voir émerger un leader capable de mettre fin à la confrontation et de promouvoir la coexistence pacifique », a-t-il ajouté.
Les déclarations de Trump ont suscité une vive réaction à Beyrouth, où la population civile, déjà touchée par des frappes aériennes et des émeutes urbaines, redoute un élargissement des hostilités. « Les habitants du Liban ressentent une peur croissante depuis le début de ce conflit », a déclaré à l’agence Reuters un responsable de l’ONU basé à Tripoli. Les autorités locales ont annoncé l’ouverture d’abris d’urgence et d’hôpitaux de campagne pour répondre aux blessés, tandis que des manifestations de colère ont éclaté dans plusieurs villes du pays.
Cette position de Trump intervient alors que les tensions entre les puissances mondiales et l’Iran connaissent un pic. Les États-Unis, soutenus par l’Arabie Saoudite et Israël, ont intensifié leur présence militaire dans la région, dépêchant des porte-avions et des groupes de chasseurs vers le Golfe. En parallèle, l’Iran a réaffirmé son soutien inébranlable à ses alliés syriens et hizballah, ce qui a alimenté des frappes ciblées dans le nord de la Syrie. « L’Iran ne reculera pas face à la pression étrangère », a déclaré un porte-parole du gouvernement iranien, soulignant que le pays restait déterminé à défendre ses intérêts nationaux.
Les analystes soulignent que l’intervention de Trump dans cette question de succession pourrait avoir des conséquences imprévisibles. « En s’immisçant dans les affaires internes de l’Iran, Trump risque de complexifier davantage la situation », a commenté un expert en politique internationale à l’université de Stanford. L’Union européenne, quant à elle, a appelé à une retenue des deux côtés et proposé une médiation pour prévenir une escalade. « Il est impératif de privilégier le dialogue sur l’affrontement », a souligné une diplomate allemande lors d’une réunion à Genève.
Depuis le début de ce conflit, plus de 300 civils auraient trouvé la mort, selon le Comité international de la Croix-Rouge, qui accuse les parties belligérantes d’ignorer les conventions humanitaires. Alors que l’ONU prépare une résolution visant à imposer des sanctions contre les responsables des violences, le président Trump a réitéré son soutien à une solution militaire : « Nous ne reculerons pas face à la menace iranienne. La paix ne peut être négociée avec des agresseurs. »
Rédaction Kominotek NEWS

