L’administration Trump a annoncé la fin de la possibilité pour les migrants entrés illégalement aux États-Unis de demander une libération sous caution. Cette mesure, qui risque d’allonger les périodes de détention, a été critiquée pour son caractère draconien, malgré les garanties constitutionnelles en place.
**États-Unis, le 15 juillet 2025.** L’administration Trump a décidé de renforcer encore davantage sa politique migratoire en durcissant les conditions pour les migrants en situation irrégulière. Selon un document interne révélé mardi par *The Washington Post*, les personnes entrées sans visa ne pourront plus demander une libération sous caution.
Cette mesure concerne désormais des milliers de migrants, principalement originaires d’Amérique latine, qui fuient la violence, la pauvreté ou les catastrophes naturelles. Jusqu’à présent, ils avaient la possibilité de solliciter une audience devant un juge de l’immigration pour être libérés sous caution dans l’attente de leur procès. Désormais, cette option est fermée, à l’exception de rares cas.
La directive, signée le 8 juillet par Todd Lyons, directeur par intérim de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), exige que ces migrants restent en détention tout au long de leur procédure d’expulsion. Cette décision intervient alors que le Congrès a récemment alloué une enveloppe de 45 milliards de dollars sur quatre ans pour renforcer les capacités de détention de l’ICE.
Cependant, selon la Constitution américaine, la détention provisoire ne doit être qu’une mesure exceptionnelle. Toute personne est présumée innocente, à moins qu’elle ne représente une menace pour la sécurité publique ou qu’elle ne présente un risque de fuite. Pourtant, plusieurs élus républicains réclament depuis longtemps une interdiction automatique de la libération sous caution pour les migrants en situation irrégulière, estimant que cette politique stricte est un moyen efficace de décourager l’immigration illégale.
Cette mesure a suscité de vives réactions de la part des défenseurs des droits des migrants, qui craignent que cette politique ne conduise à des conditions de détention inhumaines et à des violations des droits fondamentaux. Les débats autour de cette question continuent de faire rage, alors que les États-Unis cherchent à répondre à la complexité de leur situation migratoire.
Rédaction Kominotek NEWS

