ACTUALITESPOLITIQUE

Transferts bloqués : les entreprises étrangères prises au piège à Cuba

Le gouvernement cubain a récemment renforcé les contrôles sur les flux de capitaux étrangers, alimentant l’insécurité parmi les investisseurs. Selon des informations croisées entre des représentants diplomatiques et des dirigeants d’entreprises, les sociétés étrangères implantées à Cuba ne peuvent plus réaliser de transferts à l’étranger ni récupérer les devises déposées dans les institutions financières locales. Cette annonce officialise une situation déjà perçue depuis plusieurs mois, bien que les autorités aient jusqu’ici refusé de reconnaître publiquement l’existence d’une telle restriction. Placé sous le coup d’une crise économique sans précédent, le pays subit des pénuries chroniques de liquidités, une baisse drastique des exportations et un effondrement du secteur touristique, pilier de son économie.

Pour tenter de rassurer les acteurs économiques, les autorités ont mis en place un nouveau dispositif : le « compte réel », alimenté exclusivement par des devises étrangères. En théorie, cet outil permettrait aux entreprises de réaliser des transferts internationaux et d’obtenir des espèces. Cependant, ce mécanisme s’inscrit dans un cadre plus vaste, le « Programme national de correction des distorsions et de relance économique », visant à réorganiser la gestion des changes et à relancer un modèle économique en difficulté.

En pratique, plusieurs entreprises utilisant ces comptes signalent des obstacles majeurs : délais imprévisibles, blocages administratifs informels et rejets de transactions en cours. Ces irrégularités sapent la crédibilité de la mesure et exacerbent les inquiétudes des milieux d’affaires. Les investisseurs, déjà confrontés à des contraintes opérationnelles et à une absence de transparence, redoutent un manque de garanties sur leurs actifs.

Les experts soulignent que ces mesures pourraient entraîner une diminution sensible des investissements directs étrangers, qui représentent une ressource indispensable pour Cuba. Dans un contexte marqué par une extrême vulnérabilité financière, la stratégie de La Havane offre une solution à court terme pour résorber la crise de liquidités, mais au risque d’entraîner un déclin durable de la confiance des partenaires internationaux.

La tension s’accroît également autour de la gestion des changes, où les restrictions s’appuient sur un équilibre fragile entre préservation des réserves monétaires et soutien à la croissance. Malgré les intentions affirmées du gouvernement, la mise en œuvre hésitante et les retours négatifs des acteurs économiques mettent en lumière les limites d’une approche encore expérimentale. Les défis à venir restent donc déterminants pour le sort de l’économie cubaine, dont la capacité à attirer des capitaux dépendra de sa capacité à instaurer un climat de stabilité et de prévisibilité.

 

Rédaction Kominotek NEWS

Stanley Quencher It Starts with Us Organic Body Butter
Stanley Quencher It Starts with Us Organic Body Butter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
kominotek
error: Content is protected !!