
Le mardi 1er juillet, à 11 heures, un collectif d’avocats engagés pour la libération des prisonniers politiques et la défense des droits humains a déposé deux plaintes auprès du cabinet d’instruction du Tribunal de première instance de Port-au-Prince, situé dans les locaux de Fragneau-Ville à Delmas 75.
Ces plaintes visent deux hauts responsables publics haïtiens. Betty Lamy est accusée de trafic d’influence, d’enrichissement illicite et, plus gravement encore, de trafic d’organes — une accusation rare et particulièrement lourde dans le contexte haïtien. De son côté, Jacques Hans L. Joseph, directeur général de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), est poursuivi pour corruption, abus de pouvoir, népotisme et favoritisme.
Pour le collectif, cette initiative représente un tournant décisif dans la lutte contre l’impunité qui affaiblit les institutions du pays. En rendant publiques ces dérives graves, ils espèrent susciter une réaction ferme de la justice, notamment envers l’ULCC, accusée d’avoir détourné sa mission première.
Face à une défiance croissante envers les institutions, le collectif appelle le système judiciaire à agir avec rigueur et indépendance. « Nous avons fait notre part », déclare Me Caleb Jean-Baptiste. « Il appartient désormais à la justice de jouer pleinement son rôle. »
Cette affaire met en lumière les défis persistants de corruption et de mauvaise gouvernance en Haïti, et souligne l’importance d’une justice indépendante et efficace pour restaurer la confiance des citoyens.
Source : Le Placentin
Rédaction Kominotek NEWS

