
À Santo Domingo, une affaire révoltante a éclaboussé les forces de l’ordre de la République dominicaine. Trois policiers, dont une femme, ainsi qu’un militaire ont été placés en détention préventive pour le viol présumé d’une ressortissante haïtienne. Cette dernière, dont l’identité n’a pas été divulguée, travaille au Parlement haïtien. La justice dominicaine a décidé de les garder en détention pendant trois mois en attendant le procès.
Selon les informations recueillies, la victime s’était rendue en République dominicaine pour une visite à l’ambassade des États-Unis. Après son rendez-vous, elle avait pris un taxi pour regagner son domicile. C’est en chemin que des agents de police l’ont interceptée et sommée de présenter ses pièces d’identité, notamment son passeport, afin de vérifier son statut légal sur le territoire dominicain. La jeune femme aurait répondu que son passeport était à l’ambassade américaine et qu’elle pouvait le prouver. Cependant, les agents l’ont ensuite conduite vers une autre patrouille, où les faits se sont dégradés.
D’après des sources de la fondation Zile, qui a accompagné la victime au tribunal, ce sont les membres de cette seconde patrouille qui ont commis l’agression. Le militaire impliqué, bien qu’en uniforme, n’était pas en service au moment des faits, survenus il y a environ deux semaines. La victime a décidé de porter plainte, et les images de vidéosurveillance ont permis d’identifier les agresseurs.
Les accusés resteront en détention préventive pendant trois mois, en attendant la tenue du procès. Cependant, il est possible que des négociations aboutissent à un accord entre la victime et les accusés, comme cela avait été le cas dans une affaire similaire impliquant une autre ressortissante haïtienne dans un aéroport de Santo Domingo.
Cette affaire soulève des questions sur la sécurité des migrants haïtiens en République dominicaine et sur les abus de pouvoir au sein des forces de l’ordre. La fondation Zile, qui a soutenu la victime, continue de suivre de près l’évolution de cette affaire, en insistant sur la nécessité de justice et de protection pour les victimes de violences.
Rédaction Kominotek NEWS

