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Rosemila Petit-Frère : un dossier brûlant interrompu par un malaise

Port-au-Prince, mercredi 4 novembre 2025 – L’audition de l’ancienne mairesse d’Arcahaie, Rosemila Petit-Frère, a été brutalement interrompue mercredi après qu’elle a perdu connaissance lors d’une audience au parquet de Port-au-Prince. Les agents de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) ont dû quitter en urgence le siège de l’enquête avec l’informatrice pour la conduire vers des soins médicaux. La session, suspendue dans un climat tendu, met en lumière la fragilité de l’ancienne figure politique, emprisonnée depuis son extradition de la République dominicaine en août dernier.

Détenue en lien avec des accusations graves, Rosemila Petit-Frère est soupçonnée de complot contre la sûreté de l’État, d’association de malfaiteurs et de liens présumés avec des groupes armés opérant principalement dans les zones d’Arcahaie et de Cabaret. Ces allégations, qui la placent au cœur d’un dossier sensible, ont suscité des réactions mitigées dans le pays. L’ancienne proche du Premier ministre Ariel Henry est aussi impliquée dans des affaires liées à l’insécurité, notamment des tentatives de négociation avec des organisations armées.

Son rôle dans des accords défaits avec des gangsters a notamment été évoqué, notamment dans le cadre de discussions qui auraient précédé le massacre de l’Hôpital général de Port-au-Prince en décembre 2024, une tragédie ayant coûté la vie à plusieurs journalistes. Rosemila Petit-Frère a toujours réfuté ces accusations, réclamant une enquête transparente et équitable.

Originairement directrice de la police municipale d’Arcahaie, Mme Petit-Frère est liée à Fednel Monchery, ancien directeur général du ministère de l’Intérieur, accusé de complicité dans le massacre de La Saline et sanctionné par l’ONU et les États-Unis. Son influence dans des cercles proches du pouvoir a suscité des interrogations sur des connexions potentielles avec des réseaux criminels.

Selon des informations recueillies par *Le Quotidien 509*, la défenderesse aurait déjà connu des épisodes de malaise fréquents depuis sa détention. Malgré son état de santé fragile, aucune libération conditionnelle ne lui a été accordée, alimentant des critiques sur les conditions de sa détention. Cette situation soulève des questions sur la gestion des cas similaires dans le système judiciaire haïtien.

L’enquête sur Rosemila Petit-Frère, désormais suspendue, pourrait être relancée après l’évaluation médicale de l’informatrice. Les prochaines audiences, attendues fin novembre, devront clarifier les liens exacts entre l’ancienne mairesse et les acteurs armés, tout en respectant les principes d’équité et de protection de la santé de la défenderesse.

Ce dossier, qui mélange affaires politiques, sécurité publique et contexte de violence, illustre l’ampleur des défis sécuritaires et judiciaires actuels en Haïti. Les révélations sur les rôles joués par des figures proches du pouvoir dans des incidents majeurs soulignent la nécessité d’une réforme urgente du système d’application de la loi.

 

Rédaction Kominotek NEWS

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