Projet d’invasion et d’esclavage sexuel : deux Américains inculpés pour un plan d’horreur en Haïti

Les autorités américaines fédérales ont révélé jeudi 20 novembre l’ouverture d’une procédure judiciaire contre deux citoyens du Texas du nord, accusés d’avoir conçu un complot visant à envahir l’île de La Gonâve, située en Haïti, dans le but de commettre des massacres et d’asservir des femmes et des enfants dans le cadre d’un système d’esclavage sexuel. L’information a été confirmée par le bureau du procureur fédéral du district Est du Texas, qui a détaillé les charges retenues contre les prévenus.
Le grand jury fédéral a retenu deux chefs d’accusation principaux contre Gavin Rivers Weisenburg, âgé de 21 ans et résidant à Allen, ainsi que contre Tanner Christopher Thomas, 20 ans, originaire d’Argyle. Selon le procureur Jay R. Comb, ils sont inculpés de « complot en vue de commettre des meurtres, des mutilations ou un enlèvement à l’étranger » et de « production de pornographie infantile ». Les documents judiciaires consultés par CBS News révèlent que les faits auraient eu lieu entre août 2024 et juillet 2025, période durant laquelle les deux hommes auraient élaboré un plan pour constituer une « force mercenaire » non autorisée, composée notamment de sans-abri recrutés à Washington, D.C., afin d’envahir l’île et d’organiser un coup d’État. Leur objectif, selon les enquêteurs, était d’exterminer les hommes présents sur l’île et d’imposer un régime de soumission sexuelle aux femmes et aux enfants.
Les autorités ont également souligné que Weisenburg et Thomas avaient mis en place une stratégie logistique complexe. Ils auraient acquis des bateaux, des armes à feu et des munitions, tout en apprenant le créole haïtien pour faciliter leur action. En outre, Thomas s’était enrôlé dans l’armée de l’air des États-Unis, prétendant vouloir apprendre des techniques militaires nécessaires à la réalisation de leur projet criminel. Les documents judiciaires mentionnent également qu’ils avaient recruté des alliés pour participer à cette opération, ce qui soulève des interrogations sur l’étendue du réseau impliqué.
En cas de condamnation pour le complot d’assassinat à l’étranger, les deux accusés risquent la peine de réclusion à perpétuité. Si les charges liées à la production de pornographie infantile sont reconnues, ils encourent, individuellement, une peine de prison allant de 15 à 30 ans. Les autorités soulignent que ces accusations soulèvent des préoccupations majeures sur la sécurité internationale et les risques d’exploitation humaine dans des contextes conflictuels. Les enquêtes sont en cours pour identifier d’éventuels complices et clarifier les financements éventuels de ce projet.
Le procureur Jay R. Comb a insisté sur l’importance de faire respecter la loi, rappelant que ces actes constituent une violation flagrante des principes internationaux de droits de l’homme. Les autorités haitiennes ont été informées du projet, bien que l’île de La Gonâve, administrativement attachée au territoire haïtien, soit géographiquement proche des côtes dominicaines, ce qui complique la coordination de la réponse sécuritaire. Cette affaire illustre l’ampleur des défis liés à la criminalité transnationale et à la protection des populations vulnérables dans des régions en proie à la précarité. Les avocats de Weisenburg et Thomas n’ont pas immédiatement réagi, tandis que l’instruction continue d’explorer les mobiles et les circonstances exactes du complot.
Rédaction kominotek NEWS

