
Selon un rapport publié le mardi 5 août 2025 par la Commission Économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), l’économie haïtienne devrait connaître une contraction de 1,5 % cette année. Pour Cuba, la baisse du PIB est encore plus prononcée, avec une prévision de -2,3 %. Le Mexique, quant à lui, ne connaîtra qu’une très faible croissance, de l’ordre de 0,3 %. Ces chiffres ont été relayés par le journal *Proceso*.
Pour l’année 2026, la situation devrait légèrement s’améliorer pour Haïti, avec une croissance estimée à 0,1 %. Cependant, pour Cuba, la tendance baissière devrait se poursuivre, avec une contraction supplémentaire de 1 %. Le Mexique, lui, devrait renouer avec une croissance plus robuste, atteignant 1 % en 2026.
Selon José Manuel Salazar, secrétaire exécutif de la CEPALC, ce ralentissement économique est attribuable à plusieurs facteurs. La baisse de la consommation et des investissements, combinée au ralentissement de l’économie américaine, principal partenaire commercial de la région, joue un rôle clé. De plus, l’instabilité de la politique tarifaire du président américain Donald Trump a engendré un climat d’incertitude.
“La croissance du Mexique sera inférieure de 1,1 point de pourcentage à celle de 2024”, a déclaré M. Salazar. Il a également souligné les tensions commerciales entre le Mexique et les États-Unis, malgré une trêve tarifaire de 90 jours. Cependant, il a noté que l’interdépendance économique forte entre les deux pays constitue un facteur encourageant pour parvenir à un accord.
Si l’Amérique du Sud semble tirer parti de la situation, avec une croissance régionale de 27 % en 2025, portée par des pays comme l’Argentine, l’Équateur, la Colombie et le Paraguay, l’Amérique centrale et le Mexique devraient enregistrer une croissance modeste de 1,0 %. Ce chiffre est nettement inférieur aux 1,8 % enregistrés en 2024.
La CEPALC souligne que les pays d’Amérique latine sont confrontés à un contexte international complexe et incertain, en grande partie en raison de la politique tarifaire des États-Unis. Cette dernière a non seulement un impact direct sur les exportations régionales, mais également des effets indirects, notamment une volatilité accrue des marchés financiers internationaux.
En somme, les défis économiques pour 2025 et 2026 restent importants, avec des perspectives contrastées selon les régions et les pays.
Rédaction Kominotek NEWS

