
Depuis l’aube du jeudi 18 décembre 2025, les habitants des quartiers de Puits-Blain et Torcel, situés à Port-au-Prince, ont été témoins d’une violente opération policière marquée par des tirs intenses et des explosions répétées. Ces zones, longtemps contrôlées par le chef de gang Vitelhomme Innocent, sont devenues le théâtre d’un affrontement inédit, selon des informations recueillies auprès de plusieurs habitants et observateurs sur place. Bien que la Police nationale d’Haïti (PNH) n’ait pas encore rendu publique une déclaration officielle, des sources indépendantes indiquent que des drones kamikazes auraient été déployés lors de cette action menée dans la nuit.
L’intervention, qui a débuté peu après minuit, a connu un pic de violence dans les premières heures du matin. Des coups de feu nourris provenant d’armes automatiques ont secoué le quartier, accompagnés de détonations soudaines et de fumées visibles à distance. Un témoin, interrogé par téléphone, a rapporté avoir entendu une septième explosion à 5h44, moment où les résidents de Delmas et des localités avoisinantes ont également perçu une onde sonore puissante. « *C’était comme un bruit de bombe, mais à distance répétée* », a-t-il déclaré, décrivant des scènes de panique chez certains habitants.
Aucune confirmation officielle n’a encore été fournie sur le bilan humain ou matériel de cette opération. Les habitants restent dans l’incertitude quant à l’existence de victimes ou d’arrestations, bien qu’ils évoquent des mouvements de forces armées dans les rues et la présence de véhicules blindés stationnés près des entrepôts. « *On ne sait pas qui a gagné, mais les vies sont en danger* », a commenté une autre source, soulignant la confusion régnant sur les objectifs réels de l’opération.
Cette escalade de violences s’inscrit dans un contexte plus large, où la PNH, soutenue par la Force de Sécurité contre les Gangs (FSG), intensifie ses raids ciblés pour éliminer les réseaux armés opérant dans le pays. Les gangs, qui contrôlent des pans entiers de la ville, ont longtemps été un obstacle à la restauration de la paix et de l’ordre public. Les autorités locales ont répété que ces opérations visaient à préparer le terrain pour l’organisation d’élections législatives anticipées, un échéance cruciale pour la démocratie haïtienne.
Pour l’instant, les habitants des zones touchées vivent dans l’inquiétude, balayés par des rumeurs contradictoires. Certains craignent que les combats ne s’étendent à d’autres quartiers, tandis que d’autres espèrent que cette offensive marquera un tournant décisif dans la lutte contre les groupes criminels. La communauté internationale, elle aussi, suit cette situation avec attention, tout en appelant à la prudence pour éviter une montée de la tension sociale.
En attendant des clarifications officielles, les autorités locales insistent sur la nécessité d’une coopération accrue avec la population pour identifier les leaders des gangs et neutraliser leurs activités. « *Nous ne pouvons pas combattre la violence sans la collaboration de tous* », a affirmé un responsable de la PNH lors d’un point de presse. Cette déclaration reflète les défis persistants liés à la sécurité dans un pays où les conflits armés se superposent à une crise politique profonde.
Les prochaines heures seront déterminantes pour comprendre l’issue de cette opération et son impact sur les dynamiques locales. Pour les habitants de Puits-Blain et Torcel, la nuit du 17 au 18 décembre restera gravée dans leur mémoire comme un épisode de terreur, mais aussi d’espoir, s’ils parviennent à retrouver un semblant de calme après des années de domination par les gangs.
Rédaction Kominotek NEWS

