
Léogâne, 19 novembre 2025 — Une catastrophe d’une ampleur inquiétante s’est produite dans la nuit du mercredi 19 novembre, lorsque l’hôtel Donpee Guesthouse, situé dans le secteur de Léogâne, a été dévasté par un incendie d’origine encore inconnue. Les premiers témoignages recueillis sur les lieux font état d’un sinistre particulièrement violent, dont les flammes se seraient propagées à une vitesse alarmante, semant la panique parmi les riverains et les occupants de l’établissement. L’alerte a été donnée aux alentours de 23 heures, après que plusieurs habitants aient remarqué des flammes en provenance du bâtiment. Les forces de secours, mobilisées en urgence, ont mis plusieurs heures à maîtriser le feu, qui a rapidement menacé les habitations proches.
Selon des informations partielles transmises par le maire de Léogâne, l’hôtel, réputé pour son accueil chaleureux et son emplacement stratégique à proximité du fleuve, comportait 20 chambres ainsi qu’un espace de réception. Les dégâts matériels sont estimés pour le moment à plus de 300 000 dollars, avec une structure principalement réduite en cendres. Les pompiers, appuyés par des volontaires locaux, ont réussi à empêcher la propagation de l’incendie vers les quartiers environnants, grâce à un déploiement massif de canons à eau et l’intervention de drones pour évaluer la situation en temps réel. Cependant, les décombres restants, encore chauds à l’aube, nécessitent plusieurs jours supplémentaires pour être sécurisés.
Aucune perte humaine n’a été officiellement confirmée à ce stade, mais les autorités locales ont exprimé leur inquiétude concernant les occupants du premier étage, où l’incendie a débuté. Une enquête préliminaire a été lancée par le Bureau de l’Enquêteur du Gouvernement haïtien, qui envisage plusieurs pistes : court-circuit, fuite de gaz ou même un acte intentionnel motivé par des conflits commerciaux. Des enquêteurs de l’Institut haïtien de prévention des incendies (IHPI) sont sur les lieux depuis jeudi matin, en collaboration avec des experts en sécurité incendie de la région métropolitaine.
La communauté locale, profondément affectée par cette tragédie, exprime sa solidarité avec les propriétaires de l’hôtel, une famille installée à Léogâne depuis plusieurs décennies. « C’était plus qu’un établissement touristique, c’était un symbole de résilience après le séisme de 2010 », a déclaré une habitante, Marie-Louise, en ajoutant que l’endroit avait souvent accueilli des bénévoles lors des opérations de reconstruction. Les habitants organisent déjà des collectes de fonds pour soutenir les victimes et relancer la reconstruction.
Les autorités ont annoncé qu’un comité spécial sera formé dans les prochains jours pour étudier les dégâts, évaluer les risques liés à l’usage du terrain et proposer des mesures de prévention renforcées dans les secteurs à haut risque d’incendie. Un point de presse est prévu vendredi à midi, où les responsables devraient fournir davantage de détails sur les causes probables de l’incendie et les sanctions éventuelles à l’encontre des éventuels coupables.
Pour le moment, les rues autour de l’établissement restent bouclées, et les écoles voisines ont suspendu leurs activités pour permettre une meilleure circulation des équipes d’intervention. Les habitants appelent à la prudence, rappelant que les émanations toxiques des débris brûlés peuvent persister dans l’air pendant plusieurs jours. Les services de santé publique surveillent étroitement la situation et recommandent l’usage de masques filtrants pour les résidents du quartier.
Ce drame souligne une fois de plus la vulnérabilité des structures anciennes dans des zones urbaines densément peuplées, où les infrastructures de sécurité incendie restent parfois insuffisantes. Les observateurs soulignent l’urgence d’une législation renforcée en matière de contrôle des bâtiments et d’éducation des populations sur les risques liés aux installations électriques. L’avenir de l’hôtel Donpee Guesthouse, et par ricochet de son rôle social, est désormais entre les mains des décideurs locaux et des acteurs humanitaires.
Rédaction Kominotek NEWS

