
Valéry Fils-Aimé, nommé récemment à la tête du ministère haïtien de l’Environnement, se voit confronté à un défi colossal : répondre à une crise climatique aiguë, à l’appauvrissement des ressources naturelles et à des attentes institutionnelles croissantes. Son arrivée au pouvoir marque un tournant dans la gestion environnementale du pays, un secteur longtemps marqué par des incertitudes.
Natif des Gonaïves, Valéry Fils-Aimé est diplômé en gestion de projet et possède une solide expertise de plus de dix ans dans la coordination de programmes, la coopération internationale, la communication environnementale et la gouvernance écologique. Depuis 2018, il est cofondateur de HaitiClimat.org, une initiative pionnière axée sur la sensibilisation aux enjeux climatiques, l’énergie renouvelable et la protection de l’environnement. Entre 2021 et 2026, il a occupé des postes clés au sein du ministère, notamment celui de conseiller spécial et coordinateur du Bureau de l’Autorité Nationale Désignée pour le Mécanisme du Crédit Carbone (ANDH-MDP). Il a également piloté le projet CBIT-Haïti, visant à renforcer la transparence climatique du pays.
Sa carrière internationale se distingue par sa participation active aux grandes conférences mondiales sur le climat, dont les COP organisés à Madrid, Glasgow, Charm el-Cheikh, Dubaï, Bakou et Belém. En parallèle, il est vice-président du Conseil d’Administration de CARIDIMA, une plateforme régionale soutenue par l’UNESCO, dédiée à la réduction des risques naturels et à la formation des jeunes professionnels des Caraïbes.
Sous son autorité, le ministère supervise un réseau d’organismes techniques essentiels :
– L’Agence Nationale des Aires Protégées (ANAP), chargée de la préservation des écosystèmes et de la biodiversité.
– Le Service National de Gestion des Résidus Solides (SNGRS), responsable de la gestion des déchets et de la sauvegarde du littoral.
– L’Observatoire National de la Qualité de l’Environnement et Vulnérabilité (ONQEV), qui surveille les risques climatiques et hydrologiques.
– L’Institut National des Ressources Hydriques (INARHY), dédié à la planification de l’usage de l’eau et à la gestion des bassins hydrographiques.
Les priorités immédiates de Valéry Fils-Aimé s’articulent autour de sept axes majeurs :
1. Lutte contre la déforestation et l’affaissement des sols.
2. Gestion durable des déchets et assainissement des zones urbaines.
3. Adaptation aux impacts du réchauffement climatique.
4. Mobilisation de financements verts pour des projets écologiques.
5. Modernisation des structures administratives et techniques.
6. Protection des ressources en eau contre la pollution et l’épuisement.
7. Coordination transfrontalière pour des politiques environnementales cohérentes.
Armé d’une expertise technique et d’une expérience internationale, Valéry Fils-Aimé entre à ce poste avec des atouts considérables. Son succès dépendra cependant de sa capacité à renforcer les institutions, à mobiliser les partenaires locaux et internationaux, à concrétiser les engagements pris lors des négociations climatiques, et à rétablir la confiance dans la gestion environnementale publique.
Sa mission est chargée de symboles : dans un pays vulnérable aux aléas climatiques, son leadership devra guider Haïti vers une résilience écologique durable. La presse locale, notamment *Le Quotidien 509*, poursuit son engagement en recherchant les biographies et curriculum vitae des ministres pour offrir une transparence accrue, permettant aux citoyens de mieux comprendre les responsables et de suivre leur action au service de la nation.
Rédaction Kominotek NEWS

